lundi, 14 avril 2008

Les Acouphènes Objectifs - Origine Musculaire

(Appelés aussi « acouphènes claquants »)

Ils sont décrits comme un claquement ou un click bref. Habituellement d’origine musculaire. Parfois audibles à distance. Ils correspondent à la contraction phasique involontaire de certains muscles. Dès lors, ils peuvent être liés :

2.1   A une contraction pathologique des muscles de l’oreille moyenne ou du voile du palais

  • Des muscles de la trompe d’Eustache
  • Du muscle stapédien
  • Du tensor tympani
  • Les muscles pharyngiens

2.2   A un trouble tubaire

(Béance anormale de la trompe d’Eustache).

L’acouphène d’origine musculaire peut s’intégrer également dans le syndrome de myoclonies oculo-vélo-pharyngées.

  • Les myoclonies du muscle du marteau provoquent des acouphènes sous forme de brefs clicks en rafales, irrégulières, non rythmés par le cœur et d’étiologie équivalente à celle des myoclonies de la paupière. 
     
  • Les acouphènes par disfonctionnement de la trompe d’Eustache surviennent occasionnellement (efforts de mouchage, voyage en avion…).
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Figure 13: Oreille Moyenne
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Figure 14: Trompe d'Eustache

vendredi, 21 mars 2008

Les Acouphènes Objectifs - Origine Fonctionnelle

1.15. L’acouphène pulsatile d’origine fonctionnelle

C’est la cause la plus fréquente. Les sujets anxieux et sensibles vont entendre leurs pulsations cardiaques en décubitus latéral. Un déclenchement lors du décubitus, la manœuvre de Valsalva le modifiant ainsi que son atténuation par la compression de la veine jugulaire du coté du symptôme ou même la rotation du cou du même côté sont en faveur d’une possible origine veineuse de certains acouphènes.

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Tableau III : Etiologies des acouphènes pulsatiles

jeudi, 20 mars 2008

Les Acouphènes Objectifs: lésions vasculaires intracrâniennes, anévrisme, trombose, hyperdébit vasculaire

1.11. Des lésions vasculaires intracrâniennes

On y trouve les anévrismes et les malformations artérioveineuses (communication anormale entre les artères et les veines). Ce sont des lésions qui ne sont pas communes mais pouvant donner des acouphènes pulsatiles. L’évaluation par un neurochirurgien ou un neurologiste est impératif qui traitera chirurgicalement par l’occlusion de la lumière du vaisseau avec le matériel approprié (embolisation).

1.12. Anévrisme artériel géant

Peut exceptionnellement se révéler par un souffle sauf chez l’enfant lorsqu’il correspond à un anévrisme de l’ampoule de GALIEN.

1.13. Thrombose d’un sinus veineux cérébral

1.14. Hyper débit vasculaire fonctionnel

Rare et bilatéral. Il peut être causé par une hyperthyroïdie, une anémie, un béribéri.

vendredi, 22 février 2008

Les Acouphènes Objectifs - Hypertension - artère tortueuse - dysplasie fibromusculaire

1.8  Une hypertension

L’hypertension est une forte pression sanguine. Beaucoup d’acouphènes pulsatiles subsistent après la médication prescrite, mais s’ils subsistent après quatre à cinq semaines, il faut alors changer la médication.

1.9  Une artère tortueuse

Les acouphènes pulsatiles peuvent résulter d’une artère tortueuse de la tête ou du cou. Habituellement, il n’y a pas de traitement.

2.0 Une dysplasie fibro-musculaire

Cette dernière va provoquer un rétrécissement de la lumière de l’artère carotide. Habituellement rencontrée chez les jeunes femmes, elle peut se manifester par des acouphènes pulsatiles. Les autres symptômes associés sont la perte de conscience ainsi que des maux de tête. Le traitement est conservateur et la chirurgie n’est réservée que  pour certains cas.

mardi, 12 février 2008

Les Acouphènes Objectifs - Artériosclérose

1.7  Une artère carotide artérioscléreuse

L’artériosclérose (accumulation de cholestérol le long des parois des vaisseaux sanguins) impliquant les artères carotides (artères de la nuque), réduit la lumière de ces vaisseaux engendrant une turbulence dans le flux sanguin et produisant ainsi un acouphène pulsatile. Cette condition se rencontre habituellement chez les patients plus âgés et relatant dans leur anamnèse de l’hypertension, un taux de cholestérol élevé, du diabète et du tabagisme. Le traitement est conservateur et la chirurgie est réservée aux individus ayant des symptômes et troubles neurologiques.

vendredi, 01 février 2008

Les Acouphènes Objectifs - Fistule, malformation et hypertension

1.4 Une fistule artério-veineuse

 

Une fistule est un « trajet congénital ou accidentel, livrant passage à un liquide physiologique ou pathologique et entretenu par l’écoulement même de ce liquide » (DELAMARE et GARNIER). On peut distinguer des fistules de la zone occipitale, de la région carotidienne, ainsi que des fistules traumatiques de la région vertébrale.

 

1.5 Une malformation vasculaire congénitale

 

1.6  Une hypertension intracrânienne bénigne (HIB)

 

(aussi appelée pseudotumeur cérébrale ou hypertension intracrânienne  idiopathique)

Elle est caractérisée par une augmentation de la pression du liquide cérébro-spinal, baignant dans le cerveau, mais son origine exacte reste trouble.

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Facteurs étiologiques et troubles liés à l'HIB

jeudi, 31 janvier 2008

Les Acouphènes Objectifs - Chémodectome, sténose intra-pétreuse et tumeur du glomus

Nous pouvons, par exemple, objectiver comme causes des acouphènes objectifs vasculaires :

 

 

1.1. Un chémodectome tympanique ou jugulo-tympanique

 

Les chémodectomes sont des tumeurs s’étalant sur une vaste traînée depuis la base du crâne jusqu’à la crosse aortique. 

1.2. Une sténose intra-pétreuse ou occlusion de la carotide interne ou externe

1.3. La tumeur du glomus 

La tumeur du glomus est une tumeur vasculaire bénigne localisée habituellement dans l’oreille où au niveau de la base crânienne en dessous de l’oreille. L’acouphène pulsatile représente une des manifestations initiales du glomus. La perte d’audition est aussi un symptôme commun. Après un examen de l’oreille, une masse rouge est retrouvée derrière un tympan intact. Le traitement va dépendre de l’âge du patient et de sa condition générale, de la localisation et de l’extension de la tumeur. Les jeunes patients sont souvent traités via la chirurgie, les plus âgés vont être traités selon la vitesse de croissance de la tumeur.

Les tumeurs du glomus carotidien sont des tumeurs rares qui se développent au dépens du système para-ganglionnaire. Des principes semblent importants face à ce genre de tumeur : mise au point complète avec angiographie, préparation à une chirurgie de type vasculaire, exérèse complète de la tumeur. Le traitement radiothérapique semble inopérant (MONNOYE et al., 1983).

mercredi, 30 janvier 2008

Les Acouphènes Objectifs - Origine Vasculaire

I ) LES ACOUPHENES OBJECTIFS - 1 - Les acouphènes d’origine vasculaire

(ou Pulsatilles)

Les acouphènes objectifs sont moins nombreux que les acouphènes subjectifs (1 % des acouphènes). Ils peuvent être divisés en deux groupes; les acouphènes Vasculaires et Musculaires.

 

Apparentés à un bruit de haute fréquence, ils proviendraient d’anomalies dans le système artériel de la tête et du cou ou dans le système veineux de la base du cerveau.

 

En ce qui concerne les acouphènes d’origine vasculaire, il faut distinguer :

 

§         Les acouphènes objectifs d’origine artérielle

 

(aussi appelés « acouphènes pulsatiles »).

   §         Les acouphènes objectifs d’origine veineuse.

Ils sont souvent perçus comme synchronisés avec la pulsation artérielle. L’acouphène pulsatile peut être traité dans beaucoup de cas. Le patient subira les tests audiologiques (audiométrie, impédancemétrie…), un examen O.R.L. complet (otoscopie…) ainsi que les examens radiologiques nécessaires (IRM, angiographie, CT scan…). La majorité des patients se sentent grandement soulagés quand ils connaissent l’origine des bruits.

 

Remarque : Généralement, ces deux types d’acouphènes vasculaires sont appelés  acouphènes « pulsatiles ».

vendredi, 25 janvier 2008

De la difficulté de lier les pathologies aux acouphènes

Rassembler toutes les pathologies associant des acouphènes est une gageure. On ne peut pas vraiment parler de la cause de l’acouphène. Il est préférable de parler d’association. Il est admis que certaines pathologies sont accompagnées d’acouphènes presque systématiquement. Cependant, les causes certaines sont rares en regard des causes inconnues. Je vais reprendre ici les pathologies associées aux acouphènes subjectifs et objectifs, en insistant comme il se doit sur les acouphènes subjectifs, c'est à dire ce qui nous intéresse.

jeudi, 24 janvier 2008

Tableau récapitulatif des études épidémiologiques

Ci dessous, vous trouverez le lien pour télécharger le PDF Tableau Récapitulatif des différentes études épidémiologiques décrites dans ce blog:

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mercredi, 23 janvier 2008

Etude de CHERY-CROZE & GEOFFRAY 91- 99 - Partie 3

Conclusion de l’étude de CHERY-CROZE et GEOFFRAY

  • On trouve ici des valeurs proches des celles des études internationales (COLES, VERNON, AXELLSSON, MEIKLE) avec des divergences des aspects comme le nombre des consultations, facteurs influencés par la culture.
  • Les acouphènes sont souvent couplés avec des vertiges et des troubles de l’équilibre.
  • 1/3 des personnes interrogées ne se plaignent pas de leur audition.
  • L’acouphène va venir généralement gêner le repos des personnes.
  • Les patients n’ont pas de solutions médicales, ils consultent dès lors plusieurs fois. Il aurait été intéressant de connaître le nombre d’O.R.L. différents consultés par une même personne.

mardi, 22 janvier 2008

Etude de CHERY-CROZE & GEOFFRAY 91- 99 - Partie 2

ETUDE DE CHERY-CROZE ET GEOFFRAY - (1991-1999) - PARTIE 2 

5. Site ou l’acouphène est le plus gênant

  • Les deux oreilles (25 %)
  • L’oreille gauche (24 %)
  • L’oreille droite (16 %)

6. Problèmes entraînés par la présence de l’acouphène

  • Gêne  pour se relaxer.
  • Engendre de l’inconfort dans le silence.

7. Antécédents O.R.L. des patients

 

Le vertige culmine avec 38 %. Les vertiges et les acouphènes témoignant d’une souffrance de l’oreille interne.

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Antécédents ORL des patients

 

8. Intensité de l’acouphène

 

Sur une échelle numérotée de 1 à 10, le maximum de réponses se situe entre 3 et 5.

 

9. Répartition du symptôme selon le sexe

  • 54.2 %  pour les hommes contre 45,8 %  pour les femmes.
  • Ces chiffres sont mis en relation avec l’exposition différentielle au bruit où l’on remarque que 90 % des femmes interrogées ne sont pas exposées au bruit, contre 65 % chez les hommes.

10. Nombre de consultations O.R.L

 

Plus de 40 % des patients interrogés ont consulté au moins 9 fois le médecin O.R.L.

vendredi, 18 janvier 2008

Etude de CHERY-CROZE & GEOFFRAY 91- 99 - Partie 1

ETUDE DE CHERY-CROZE ET GEOFFRAY - (1991-1999) - PARTIE 1

 

Cette étude a été réalisée par les docteurs CHERY-CROZE (Lyon) et GEOFFRAY (Nice) dans les régions niçoise et lyonnaise par voie de presse et de mailing.

1.     L’âge d’apparition de l’acouphène

La prédominance est nettement marquée  pour la tranche 51-60 ans (37%). C’est entre 41 ans et 70 ans que 75% des patients acouphéniques ont vu apparaître leurs acouphènes.

2.     La distribution des patients acouphéniques dans les différentes tranches d’âge

Il semblerait que ce soit la tranche 60-74 ans la plus touchée et plus particulièrement les 60-64 ans qui culmine avec 25%.

On peut remarquer aussi que c’est véritablement vers 40-45 ans qu’apparaissent les acouphènes.

3.     Etat de l’audition des acouphéniques

Les patients acouphéniques sont gênés :

  • A la compréhension des sons forts (55 %)
  • Dans le bruit (38 %)
  • A la compréhension dans le bruit (24 %).
  • Cependant, on ne trouve aucun trouble auditif dans 28 % des cas.

Ces plaintes sont fréquentes chez les personnes ayant des troubles cochléaires (recrutement, baisse de la discrimination, de l’intelligibilité …).

 

 

4.     Description du son le plus gênant
  • C’est le sifflement qui apparaît le plus souvent (38 %)

  • Grillons, cigales (11 %)

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Description de l'acouphènes par le patient

 

jeudi, 17 janvier 2008

Etude de PILGRAMM - 1999

ETUDE DE PILGRAMM, ALLEMAGNE (1999)

(n = 3049 personnes d’un échantillon représentatif permettant l’extrapolation à la population allemande)

 

La population :

  • L’acouphène est présent chez 2.9 millions de personnes, soit à peu près 4 % de la population.
  • Pour 1.5 million, l’acouphène est très agressif.
  • On peut dénombrer 250 000 cas nouveaux tous les ans.

Le patient :

  • 05 % des patients sont anxieux.
  • 53 % souffrent de surdité.
  • 44 % d’hyperacousie.

63 % ne sont pas satisfaits des soins mais 37 % sont satisfaits. ce qu'il faut noter, c'est qu'il n’y a pas ici de cas indifférents.

mercredi, 16 janvier 2008

Etude de AXELLSSON - 1996

ETUDE DE AXELLSSON, 1996

(n = 478 patients acouphéniques)

  • Age dominant de 50-60 ans chez les hommes
  • 60-80 ans chez les femmes
  • Exposition au bruit dans 45 % des cas 

Remarque :    L’exposition au bruit ressort encore comme un facteur pouvant être favorisant. Cependant, ici, nous pouvons voir que le pourcentage (45%) est bien différent de celui de VERNON en 1988 (25%).

mardi, 15 janvier 2008

Etude de COLES - National Study of Hearing 78-93

ETUDE DE COLES, NATIONAL STUDY OF HEARING (1978-1993)

(n = 23600 dans 4 villes anglaises)

  • 10 % des gens ont des acouphènes
  • 5 % ont une gêne moyenne à sévère
  • 0.5 % ne peuvent mener une vie normale.

lundi, 14 janvier 2008

Etude de l'ATA - 1992

ETUDE DE L’AMERICAN TINNITUS ASSOCIATION, 1992

L’objectif de cette enquête fut de collecter les réponses de membres de l’association.  (n = 7500)

  • 79 %  des patients ont vu l’O.R.L.
  • 49 % le médecin généraliste (moyenne des visites =7)
  • 10 à 17 % des acouphènes sont très agressifs
  • l’hyperacousie a été relevée dans 20% des cas.
  • Les patients sont optimistes dans leur traitement dans 50 % des cas.

samedi, 12 janvier 2008

Etude de VERNON 88 - Partie 3

ETUDE DE VERNON (1988) - PARTIE 3

 

 

VERNON s’est surtout ici intéressé aux dimensions physiques de l’acouphène (intensité, fréquence).

 

  • Nous remarquons que l’acouphène qui peut paraître insupportable n’excède 7-9 dB que dans environ 20 % des cas, dont 10 % seront inférieurs à 10 dB, et ne dépassera que très rarement les 16 dB.

Remarque : L’intensité de l’acouphène n’est pas en relation avec la gravité de sa cause (FRACHET, 1994). Cependant, elle sera à l’origine des « troubles émotionnels » du patient.

 

  • Dans la majorité les acouphènes se situent en fréquence au-delà des 3000 Hz, donc peuvent être considérés comme aigus. Nous pouvons dès lors comprendre que le sifflement (tonalité aiguë) revient dans la majorité des cas  pour décrire l’acouphène.

 

  • Un autre point important est l’exposition au bruit présente dans 25 % des cas d’acouphènes.

mercredi, 26 décembre 2007

Etude de VERNON 88 - Partie 2

ETUDE DE VERNON (1988) - PARTIE 2 

 

2.  Hauteur et intensité

  • 14 % des patients ont un acouphène supérieur à 9000 Hz.
  • 80 % à 3000 Hz.
Les grandes tendances indiquent que l’acouphène possède en général une hauteur tonale plutôt aiguë. Résultats obtenus en comparant l’acouphène à un bruit extérieur de fréquence équivalente, à intensité croissante (n = 502).

La majorité des acouphènes ne dépasse pas 4-6 dB.

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Figure 01: Intensité des acouphènes

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Figure 02: Variation de l'intensité de l'acouphènesselon sa fréquence

vendredi, 21 décembre 2007

Etude de VERNON 88 - Partie 1

ETUDE DE VERNON (1988) - PARTIE 1

1.     Données générales

§         36 millions d’américains ont un acouphène.

§         47 % des gens ne savent pas ce qui a entraîné la présence de leur acouphène.

§         25 % des sujets ont été exposés au bruit.

§         7 % sont liés à une pathologie de l’oreille.

§         6 % sont liés à des troubles intracrâniens.

§