vendredi, 11 décembre 2009
Traitement Acouphènes - L'Homéopathie (1ère partie)
C’est Samuel HAHNEMANN qui en 1824 posa les fondements de l’homéopathie (Organon de l’art de guérir, 1824, Dresde, Allemagne).
Il fait la différence entre l’allopathie (« méthode qui emploie des médicaments produisant des effets spécifiques opposés aux symptômes de la maladie »), et l’homéopathie (« méthode qui sert de remèdes excitant des effets spécifiques semblables à ceux de la maladie en question »).

Il avait remarqué que « toute substance qui administrée à dose normale sur un sujet sain, produit certains effets, et peut, si elle est administrée à dose moindre (infinitésimales) sur un sujet présentant les mêmes signes, guérir ces mêmes effets. »
Chaque substance porte un nom écrit en latin (nomenclature internationale) et est suivie d’un numéro (5, 7, 9, 15, 30 pour les plus courantes) et de deux lettres CH, Centésimales HAHNEMANN. Il s’agit de la hauteur de la dilution.
Exemple : 5 CH = Une goutte de la substance a été mise dans un litre d’eau et agitée d’une manière très précise. Puis une goutte de ce mélange a ensuite été mise à son tour dans un litre d’eau puis mélangée à nouveau… ainsi de suite pendant 5 fois, 9 fois pour le 9 CH.
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lundi, 30 novembre 2009
Traitements Acouphènes - L'Acupuncture
Son action sur les acouphènes est basée sur la relation théorique entre l’acouphène et la douleur. Les résultats sont pour l’instant considérés comme non concluants (SHULMAM A.). L’évaluation des résultats positifs rapporte moins de 5% des sujets traités (MANN). Une étude a été réalisée sur une période de 20 ans et sur 1001 patients en Chine. L’acupuncture n’a pas donné de changements significatifs ni dans le cas des acouphènes, ni dans celui de la surdité. (QUIAN et al.). Même constat dans l’étude en double aveugle réalisée par HANSEN et al. portant sur 17 patients. MARKS et al. a pourtant bien relevé 35% de cas décrivant une amélioration de leur acouphène. Cependant, son étude a été fortement critiquée par le corps scientifique du fait de son caractère très subjectif et ne demeure pas à ce jour une référence.

Elle n’est pas une stimulothérapie, c’est un modèle neurophysiologique de l’homme. Elle peut être considérée comme une médecine « parallèle » car sa vision de l’individu et de ses maladies est radicalement différente de la médecine classique.

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lundi, 23 novembre 2009
Traitements Acouphènes - Le Biofeedback (2ème partie)
Les trois électrodes de surface placées sur le front enregistrent les activités des muscles frontaux. Le sujet est confortablement installé dans un fauteuil dans une chambre insonore. Les signaux du feedback sont acoustiques et lumineux.
KITAJIMA et al. A travers leur étude sur l’efficacité du traitement ont relevé que dans 39% des cas il y avait une diminution de l’intensité de l’acouphène, qu’il apparaissait moins gênant dans 65% des cas et n’interférait plus dans la vie dans 50% des cas.
GROSSAN a noté une influence significative du biofeedback sur l’acouphène.
HOUSE et col. parlent aussi d’un meilleur contrôle de l’acouphène par le patient lui même. Ils ajoutent néanmoins que le traitement doit être suivi en parallèle par un « counselling » psychologique. Un autre intérêt du biofeedback serait la diminution de la médication.
HALLAM et JAKES rapportent, à travers une étude sur 24 sujets, un bénéfice significatif. Ce bénéfice serait dû à la combinaison du biofeedback et des techniques de thérapie cognitives.
BORTON et CLARK remarquent quant à eux, que les niveaux de l’EMG ne sont pas systématiquement relatifs à la gêne et à l’intensité de l’acouphène ressentis par le patient.
Pour WILSON et al., la relaxation et le biofeedback seraient les techniques les plus appropriées au traitement des acouphènes subjectifs.

Biofeedback: Les électrodes de surface sont ici placées sur le front
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lundi, 16 novembre 2009
3ème conférence de la TRI
3ème conférence de la fondation Tinnitus Research Initiative (TRI) – Stresa (Italie) – 24-26 Juin 2009
La 3ème conférence du TRI se tenait en Europe, en Italie et regroupait 300 spécialistes du monde entier et travaillant dans la sphère des acouphènes. De nombreuses conférences et ateliers ont été tenus et le contenu est d’une richesse inégalée. En voici en substance quelques réflexions.

Introduction
« Si le XXème siècle fut le siècle du découpage en catégories et systèmes définis, le XXIème siècle pourrait devenir celui de l’homme qui retrouve l’intégrité de son identité corporelle. Et en cela l’acouphène représente un intérêt scientifique et des centaines d’études sont actuellement en cours dans tous les pays » Aage Møller, Dallas University Research Center Director.

Les 20 ans de la TRT, décrite par le Professeur Pawel Jastreboff
Le professeur a été chaudement accueilli lors de son intervention. La TRT (Tinnitus Retraining Therapy) a atteint le bel âge de 20 ans, mais elle n’a pas fini sa croissance. Les nombreuses études menées dans le monde entier continuent de confirmer la validité de sa méthode tout en l’associant dans certains cas à de nouvelles recherches. Le professeur Jastreboff rappelle qu’il existe différentes approches thérapeutiques mais i est plutôt perplexe sur la validité de certains régimes alimentaires qui selon lui « risquent d’aggraver la situation ». Le système auditif joue un rôle secondaire dans les acouphènes et il faut « aller au delà, vers le système limbique et le système nerveux autonome, et travailler aussi sur les connexions inconscientes ». La TRT, en se basant sur le « counselling » et la thérapie sonore, « déplace les effets de l’acouphène » et vingt ans de données scientifiques montent une nette amélioration des patients traités.

L’acouphène, le symptôme, et le pharmacien
« L’acouphènes se révèle être beaucoup plus qu’une altération du système auditif ». Berthold Langguth, Neuropsychiatre et Professeur à l’université de Regensburg, Allemagne.

« Le fait que l’acouphène soit un symptôme a un effet dévastateur sur le choix pharmacologique » Paolo Enrico, Neuropharmacologue à l’Université de Sassari. Paolo Enrico, en tant que chercheur étudie les effets des médicaments sur la sphère neurologique et ne craint pas d’affirmer que « l’acouphène se situe au delà de la pharmacologie traditionnelle », parce qu’il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie, « Il n’existe pas pour le moment de thérapies basées sur des étiologies valides. Les médicaments ne sont donc pas la principale option thérapeutique en ce qui concerne l’acouphène subjectif ». Et de citer Voltaire : « L’Art de la médecine consiste à distraire le patient pendant que la Nature le guérit ». En rappelant que la pharmacie peut aider le patient sur du court et moyen termes dans certaines approches cognitivo-comportementales « au contraire un traitement pharmacologique prolongé peut devenir dangereux. De plus certains médicaments présentent des risques d’abus ». Et quand il pose la question à l’auditoire composé de spécialistes internationaux : Quelles interventions pourraient permettre de développer de meilleurs protocoles thérapeutiques ?, 70% des participants ont répondu : « Améliorer la connaissance de la physiopathologie de l’acouphène » (c’est à dire, le développement de l’acouphènes da sn le corps et dans la tête). Personne n’a indiqué : « Trouver de nouveaux médicaments » !
Quant à Manuela Mazzoli, ORL, d’ajouter : « Les causes de l’acouphènes sont nombreuses et variées et ne sont forcément liés à des problèmes auditifs ». Parce que « la combinaison de certains médicaments peut provoquer des hallucinations auditives », elle conseille à tous les médecins de s’informer sérieusement sur les médicaments à risque d’acouphène en consultant le site www.T-gone.com.

En conclusion, les chercheurs de toutes disciplines confondues sont d’accord aujourd’hui pour souligner la complexité liée à ‘origine de l’acouphène et ne se focalisent guère sur l’origine auditive. On remarquera également que la pharmacologie n’est pas considérée comme une solution à long terme et les pistes d’amélioration ne sont pas celles des médicaments.
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samedi, 14 novembre 2009
Traitements Acouphènes - Le Biofeedback (1ère partie)
Dans la philosophie du biofeedback, le stress est lié à l’acouphène. Une fois que le patient s’aperçoit de son acouphène, la gêne et les interférences qu’il engendre sur la vie créent à leur tour du stress. Et le stress à son tour renforce l’attention du patient sur son acouphène. Ainsi, pour contrôler son acouphène, il faut d’abord passer par un contrôle de son stress. Cette technique ne s’occupe guère de l’étiologie de l’acouphène. Elle se base en fait sur l’effet de miroir reflétant l’image de son intérieur. Le biofeedback va permettre de modifier cette image de soi. On utilise ici des appareils de mesure précis et des techniques d’autorégulation cliniquement éprouvées. Le biofeedback (ou rétroaction biologique) va renvoyer notre niveau de détente ou de tension que l’on va pouvoir modifier, améliorer par notre concentration, respiration et nos contractions musculaires. Cette thérapie s’insère dans les troubles psychologiques liés au stress, à l’anxiété, aux phobies…ainsi que des troubles comme les douleurs musculaires, bégaiements, tics, asthme… sans composante psychosomatique.
On utilise donc les contractions musculaires, la respiration etc., afin de relâcher le niveau d’anxiété à l’aide d’appareils de mesure électronique afin de mesurer le niveau d’anxiété et des méthodes de relaxation enregistrés sur cassettes. Le patient constate ainsi lui même les états de détente qu’il a ressentie.
L’électromyographe va mesurer avec précision la tension musculaire présente à certains endroits et l’indiquer par un signal sonore. Les autres appareils pouvant être utilisés sont un moniteur de pulsations ou un appareil de rétroaction thermique fournissant au patient une lecture précise de sa température cutanée.

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dimanche, 11 octobre 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants Intra-Cochléaires (multicanaux)
2. L’implant cochléaire multi-canaux
TYLER et KELSAY en 1990 relèvent 45% des patients rapportant un acouphène partiellement éliminé, 36 complètement éliminé, 17% sans effet et dans 2% des cas, l’acouphène s’est empiré. Cependant, dans les cas où l’implantation n’a pas fourni de bons résultats en ce qui concerne la reconnaissance du langage, on remarque qu’il en va de même pour l’amélioration de l’acouphène. Un autre questionnaire administré avant et après l’opération indique que dans 54% l’intensité de l’acouphène a diminué, dans 43% des cas, elle reste inchangée et augmente chez 3% des sujets. La gêne liée à l’acouphène a diminué dans 43% des cas, reste inchangée pour 50% des sujets et augmente dans 7% des cas.
ITO et SAKAKIHARA expliquent que le mécanisme serait lié à celui expliqué par VERNON en 1977. La réduction de l’acouphène serait liée au phénomène de masking d’un son externe venant faire vibrer la membrane basilaire supprimant dès lors l’activité anormale des cellules ciliées. Cette hypothèse se base sur une autre hypothèse qui est celle de la génération de l’acouphène au niveau des cellules ciliées. De plus, chez ces patients une partie de leur cochlée est détruite et la membrane basilaire ne rentre pratiquement plus en vibration, de même que pour les cellules ciliées.
Une autre explication est basée sur la modification des activités du nerf cochléaire engendrée par les électrodes implantées. Enfin, on peut aussi penser que l’implant stimule le système efférent par les noyaux cochléaires et olivaires supérieurs. Le système efférent inhibant par la suite les cellules ciliées.
La stimulation chronique du système auditif avec une prothèse implantable chez les patients souffrant d’acouphènes est limitée aux problèmes d’audition. Les premières découvertes sur la suppression des acouphènes par la stimulation électrique apparurent avec la stimulation extracochléaire mais la recherche a récemment été stimulée grâce à l’apparition des implants multi-canaux fournissant d’excellents résultats. Cependant, les mécanismes par lesquels ces effets apparaissent nécessitent encore beaucoup de connaissances et d’investigations.
Vidéo sur le fonctionnement d'un implant cochléaire
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mercredi, 30 septembre 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants Intra-Cochléaires (monocanaux)
L’implant cochléaire a eut un impact important dans la suppression électrique de l’acouphène ces dix dernières années. Plusieurs facteurs ont attiré l’attention sur l’implant cochléaire dans le cadre du traitement des acouphènes. D’abord, une importante proportion des implantés se plaignait avant leur opération d’acouphènes (81% pour TYLER et KELSAY, 1990). Deuxièmement, les bons résultats au niveau de la compréhension encourage à étendre l’implantation dans les surdités sévères ce qui permettrait donc de satisfaire une population plus importante de personnes souffrant d’acouphènes. Enfin, l’acouphène peut être réduit par la diminution du stress engendré par la communication accrue. De plus, l’implant cochléaire fournit un moyen d’étudier plus précisément les paramètres de la stimulation intra cochléaire.
1. L’Implant Cochléaire Monocanal
La réduction de l’acouphène a d’abord été relevée dans les implants monocanaux (3M/HOUSE®) (HOUSE et BRACKMANN, 1981). Le niveau de l’acouphène peut être mesuré avant et après l’opération : absence dans 27% des cas, 52% affirment qu’il a été réduit et 21% qu’il est demeuré le même. Aucun patient n’a relevé un acouphène plus important.
HAZELL, MEERTON et CONWAY, en 1989, ont testé 6 patients totalement sourds et ayant reçu un implant monocanal. Ils ont relevé une réduction de l’acouphène chez les 6 patients pour une stimulation sinusoïdale de 100 Hz.

Schéma d'un Implant Cochléaire disposé depuis l'extérieur de l'oreille jusque l'oreille interne
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samedi, 26 septembre 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants ExtraCochléaires (2ème partie)
HAZELL et al., en 1993, utilisent une stimulation de courant alternatif sinusoïdal basse fréquence chez deux cas d’implants cochléaires qui nécessitaient une stimulation chronique car ils étaient réceptifs à la suppression de l’acouphène par stimulation de la fenêtre ronde. Ils ont ainsi reçu un implant extracochléaire. L’efficacité des basses fréquences a été démontrée par des résultats encourageants.
Le but de cette implantation est donc de fournir une stimulation au moment où la personne le souhaite, par exemple au moment de dormir. Cependant, MATSUSHIMA, en 1996, a rapporté un cas où le patient était devenu tellement dépendant de son implant qu’il développa des problèmes cutanés et détériora son appareil.
En ce qui concerne les différents sites de stimulation extracochléaire (transcutanée, conduit auditif externe, tympan, promontoire, fenêtre ronde) deux hypothèses en ce qui concerne les mécanismes ont été fournies :
- Première hypothèse
Bien que les réponses neurales à une stimulation électrique résultent probablement d’un mécanisme contournant les cellules ciliées, une interférence de la stimulation électrique avec les potentiels biologiques présynaptiques ne doit pas être exclue dans la réalisation du traitement. Cet effet présynaptique pourrait être spécialement impliqué avec un courant continu capable de modifier le potentiel continu produit dans la cochlée, par exemple, le potentiel endolymphatique (MOXON, 1971 ; ABBAS, 1993).
- Deuxième hypothèse
L’autre mécanisme à travers lequel la stimulation électrique est présumée modifier l’acouphène est la stimulation directe des fibres du nerf auditif, résultant soit dans la suppression de la source périphérique de l’acouphène, soit dans le changement du taux de décharge spontané des potentiels d’action et ainsi agirait comme un effet de masque.
Remarque : dans l’utilisation du courant alternatif, on peut penser que la contribution postsynaptique pourrait être prédominante.

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mercredi, 23 septembre 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants ExtraCochléaires
Les chercheurs ont voulu par les implants extracochléaires fournir aux patients une stimulation chronique afin d’entretenir une inhibition plus ou moins constante car les précédentes observations n’ont jamais montré une suppression totale et constante après arrêt de la stimulation. Tout au plus une inhibition résiduelle de quelques heures, voire dans certains cas de quelques jours.
En 1983, FRAYSSE et LAZORTHES utilisent un implant extracochléaire délivrant une stimulation de courant alternatif positif chez 5 patients implantés spécialement dans le cadre d’une suppression de leur acouphène. L’électrode est placée sur la membrane de la fenêtre ronde. Contrairement au groupe de Londres, ces chercheurs ont trouvé qu’une stimulation inférieure à 150 Hz engendrait une gêne liée à la sensation vibrotactile. Ils utilisèrent dès lors des fréquences de stimulation variant de façon continue de 150 Hz à 15000 Hz. Ils ont pu ainsi rapporter une suppression totale de l’acouphène durant la stimulation chez 3 patients (chez deux de ces patients, il a été rapporté une suppression pendant 1 mois et 18 mois). Une réduction de cet acouphène chez un patient et une détérioration chez le dernier patient.
En 1984, CAZALS et al., en partant du même système qu’à un niveau de 2V l’acouphène commençait à être réduit, et à partir de 5V la suppression était totale. Cependant, pour des raisons de sécurité, le patient reçoit un courant limité à la sortie à 3V. Après 3 mois, le patient rapporte une utilisation quotidienne pendant plusieurs minutes lui fournissant une amélioration. Suite à une stimulation de 5V, il a été observé des effets déplaisants dans la tête.

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vendredi, 11 septembre 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique Extracochléaire du Promontoire ou de la Fenêtre Ronde (2ème Partie)
GRAHAM et HAZELL en 1977, utilisaient une électrode trans-tympanique chez des patients cophotiques. Le courant était alternatif et sinusoïdal en stimulant sur le promontoire ou la fenêtre ronde indifféremment. Les observations ont été les suivantes : 15% des sujets ont présenté une inhibition résiduelle avec un courant sinusoïdal de 10 à 30 Hz. 7% des sujets ont montré une amélioration sur une période d’une demi-heure après l’interruption du courant. Ceci fut le premier cas d’inhibition résiduelle rapporté.
Plus tard, HAZELL et JASTREBOFF en 1993, ont observé que la suppression était améliorée dans les basses fréquences (< 100 Hz) là où les capacités auditives sont les mieux conservées et où le champ dynamique était le mieux conservé. HAZELL remarque que la suppression de l’acouphène n’est jamais atteinte complètement par une stimulation inférieure au seuil auditif. Il explique ainsi la dépendance de la suppression vis à vis de la fréquence de stimulation.

Pr P. Jastreboff

Pr J. Hazell
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mercredi, 19 août 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique Extracochléaire du Promontoire ou de la Fenêtre Ronde (1ère Partie)
Une analyse de ces deux sites a été faite dans beaucoup de travaux. Un premier travail a été effectué à Bordeaux sur 16 sujets par CAZALS et al. en 1978. Le courant continu utilisé ici fut couplé à la sortie du générateur avec une stimulation de polarité positive ou négative. Les résultats de l’étude ont montré une efficacité supérieure du traitement à l’aide de la stimulation positive. La suppression de l’acouphène est en effet apparue chez 6 patients. Cependant, ici, il a aussi été remarqué que l’acouphène réapparaissait automatiquement avec la fin de stimulation. Ainsi ce type de stimulation est efficace mais ne permet pas du tout une inhibition résiduelle. A partir de ces observations, CAZALS émet l’hypothèse que le courant continu de polarité positive serait capable d’inhiber une activité pathologique dans le système auditif. En outre, l’électrode de la fenêtre ronde serait plus efficace que celle du promontoire (ARAN et CAZALS, 1981). Le voltage de la stimulation est compris entre 1 et 5 V, cependant, il faut ajouter que le danger pour la cochlée en utilisant ce courant est élevé et il est donc recommandé d’utiliser cette technique chez des patients cophotiques.

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mercredi, 12 août 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Extra-cochléaire Tympanique
KUK et al. (1989) ont montré que ce type de stimulation était plus efficace car elle permettait une meilleure transmission du stimulus à travers les osselets vers l’oreille interne plutôt qu’avec des électrodes de surface placées sur l’oreille externe ou sur la nuque. Il utilisera donc un courant alternatif (AC) dont la fréquence s’étale de 62 à 8000 Hz de forme sinusoïdale, triangulaire ou carrée. L’efficacité du traitement a été évaluée par des mesures psychophysiques avant, pendant et après le traitement. L’étude a été effectuée sur 10 patients montrant un acouphène non fluctuant et de fréquences basses ou hautes. Chez 5 patients aucun changement n’a été observé. Cependant, chez 5 autres patients, il a pu être observé une diminution de la gêne liée à l’acouphène ainsi qu’une diminution de son intensité.
La stimulation du tympan avec un courant alternatif peut être efficace dans la réduction de l’acouphène. Il empêche les effets néfastes du courant continu sur les tissus. La diminution de l’acouphène peut avoir lieu sans que le stimulus ne soit audible. La période d’inhibition résiduelle peu durer jusqu’à 4 heures après une stimulation de 10 minutes. La stimulation avec un courant alternatif peut apparaître efficace dans la diminution de l’acouphène pour de nombreux degrés de surdité (KUK et al.) et non seulement pour les surdités profondes comme le suggéraient HASTON et al. en 1960 dans le cas du courant continu. Il est cependant préférable d’utiliser cette stimulation chez des patients ayant un acouphène masquable par une stimulation acoustique de bas niveau.

Widex Hearing Aid Co
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mardi, 04 août 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Extra-cochléaire Transcutanée (suite)
- Le THERABAND/AUDIMAX® de SHULMANN (1985) est un outil portable fournissant un courant alternatif de bas niveau dans les deux mastoïdes, en continu. Il utilise un balayage fréquentiel de 200 à 20 000 Hz. Utilisé au début une heure par jour, son utilisation passe rapidement à cinq heures par jour. Il observe une diminution des acouphènes dans 54 % des cas mais une augmentation dans 5 % des cas. Cependant, les études lui faisant suite ont largement revu à la baisse ces résultats.

1 : Batterie
2 : Serre tête
3 : Electrode
- ENGELBERG et BAUER (1985) ont testé 13 localisations sur le pavillon, sélectionnées pour leur conductibilité. Dans tous les cas, les opérateurs ont diminué l’intensité ainsi que la fréquence de stimulation.
- VERNON et FENWICK (1985) ont quand à eux utilisé une variété de formes de signaux et ont stimulé sur le front ainsi que derrière l’oreille. Dans 40% des cas testés, ils ont relevé une baisse de l’acouphène ainsi qu’un bénéfice dans 22% des cas.
Ainsi l’efficacité de la stimulation électrique transcutanée reste incertaine et peu claire. Il est difficile même avec des études contrôlées et sérieuses d’éliminer l’effet placebo. En outre, le mécanisme de l’action du courant est elle aussi incertaine. Pour plusieurs chercheurs, elle résulterait de l’excitation du nerf auditif.
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samedi, 01 août 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Extra-cochléaire Transcutanée
- La stimulation extra-cochléaire transcutanée
Elle fut dans un premier temps utilisée afin d’éviter les contraintes liées à la stimulation trans-tympanique.
- CHOUARD, MEYER et MARIDAT, en 1981, placeront les électrodes sur le tragus ou derrière le lobule de l’oreille en utilisant un courant alternatif positif.
- MORGON et al, en utilisant les même sites, combineront à la stimulation électrique, une stimulation acoustique basse fréquence (144 Hz) utilisant un appareil appelé TINNITOP® durant 6 sessions de 45 minutes chacune réparties sur 60 jours avec un courant alternatif pulsé.
- D’autres utiliseront la stimulation électrique couplée à une thérapie médicamenteuse. La lidocaïne combinée à une stimulation alternative de bas niveau dans le conduit auditif externe entraînera une anesthésie du tympan.
Tableau des traitements par stimulation extra-cochléaire énumérés par Tyler dans "Tinnitus Handbook" (voir rubrique "bibliothèque")
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jeudi, 09 juillet 2009
Psychosomatique et Acouphènes - Les journée de l'API
Ci dessous, vous lirez le mot du Docteur Piffaut, présidente de l'API (Association Pluridisciplinaire d'Initiation à l'ORL et à la Phoniatrie psychosomatiques et fonctionnelles). Cette note concerne les journées pratiques les 12 et 13 septembre au Château de la Bachasse à Sainte Foy les Lyon. En PDF vous pourrez télécharger le programme. Clément Sanchez.
Madame, Monsieur,
API LISTEN, vous fait part des journées pratiques de psychosomatique sur le thème de l’oreille qui auront lieu
les 12 et 13 septembre 2009 au château de la Bachasse à Sainte Foy les Lyon.
Elles sont destinées aux professionnels recevant les personnes souffrant d’acouphènes, de vertiges de Menière,
d’hyperacousie, de surdité brusque ayant pour causes ou conséquences l’anxiété, la dépression, les phobies ou le
stress post-traumatique. Comment s’y retrouver une fois les patients bilantés, traités en ORL mais qui n’ont pas
obtenu les résultats escomptés?
Médecins, psychothérapeutes, audioprothésistes, kinésithérapeutes formés à la rééducation vestibulaire, ostéopathes,
chirurgiens-dentistes ou orthodontistes, orthophonistes, vous êtes concernés afi n que les patients ne soient plus
obligés de réaliser un véritable parcours du combattant jusqu’à trouver la « bonne oreille ». Mais écouter ne suffi t pas.
En psychosomatique les patients ont aussi besoin d’être informés. Que dire ? Comment diriger un entretien ?
Comment gérer les émotions ? Quand et comment passer la main ? Vers qui orienter ?
Nous essaierons de répondre à ces questions et à vos propres interrogations.
Nous remercions tout particulièrement AMPLI Mutuelle et AUDIONOVA qui collaborent à l’organisation de ces
journées.
Docteur Anne-Marie PIFFAUT
ORL, Phoniatre formée aux TCC, praticien EMDR Europe
Présidente d’ API LISTEN
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mardi, 30 juin 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Electrophysiologie (suite)
Nous venons de rappler les 2 types de courant (alternatif et continu), maintenant nous allons décrire les différents potentiels relevés au niveau de tractus auditif, c'est à dire des voies sur lesquelles voyage l'information auditive, depuis le tympan jusqu'au cerveau, et concernant l'information transformée en influx électriques, évidemment ce procesus prend corps dans la cochlée où la transformation d'une onde de pression (voix, vibration dans les osselets puis variation de pression dans les liquides endolymphatiques, en impusion électrique se réalise précisément dans l'organe de Corti entre les cellules cilliées externe et interne et les premières ramifications nerveuse. C'est à ce iveau là que nous récoltons les potentiels électriques à l'aide d'électrodes et qui nous permettent de vérifier le bon fonctionnement électrique de notre système auditif. Ces potentiels électriques étudiés sont donc rapidement décrits ci dessous.
- Les potentiels continus cochléaires
Le potentiel récepteur (- 65 mV) présent entre les liquides intra- et extra- cellulaires (RUSSELL et SELLICK, 1978).
Le potentiel endo-cochléaire ou endolymphatique (+ 80 mV) présent entre l’endolymphe et la périlymphe.
Le potentiel de sommation présent de chaque côté de l’organe de Corti et enregistrable via l’électrocochléographie (DAUMAN, ARAN, et PORTMANN, 1986).
- Les potentiels alternatifs cochléaires
Le potentiel microphonique cochléaire enregistré avec deux électrodes placées des deux côtés de l’organe de Corti.
Le potentiel d’action enregistré avec deux micro-électrodes : une dans une fibre nerveuse auditive et une autre extracellulaire. Ce dernier potentiel est un potentiel post synaptique.
- Les potentiels corticaux
Leur enregistrement nécessite deux électrodes placées sur le vertex et la mastoïde ipsilatérale.
Les premières tentatives pour réduire l’acouphène par un flux de charges électrique remontent à GRAPPENGEISER qui l’utilisa un an après la découverte du courant par VOLTA. DUCHENNE, en 1855, utilisera une boucle d’induction de FARADAY dans le même but.
Pour résumer et conclure ces deux derniers articles sur les rappels électrophysiologie et avant de s'attasuer à proprement parler aux traitement acouphéniques par électrostimulation, voici les différents potentiels à connaîtres pour une meilleure compréhension du traitement:
- Pot Continus Cochléaires (Récepteurs, Endo-choléaire et Sommation)
- Pot Alternatif Cochléaires (Microphonique Cochléaire et d'Action)
- Pot Corticaux (après la cochlée)




De Haut en Bas: La cochlée dans l'oreille interne, coupe de la cochlée et zoom sur l'organe de Corti ce dernier en imagerie médicale colorisée puis finalement, les connextion nerveuses en entre l'organe de Corti et le nerf auditif
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| Tags : electrophysiologie, courant, electrostimulation |
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lundi, 22 juin 2009
Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Electrophysiologie (suite)
Rappels électro-physiologiques
L’audition est basée sur la perception corticale du courant bioélectrique (transformation dans la cochlée des vibrations acoustiques en décharges électriques nerveuses).

L’acouphène peut être considéré comme la perception anormale d’une activité électrique biologique naissant quelque part sur les voies auditives.
La stimulation électrique artificielle a pour but de soulager cette perception anormale par le patient.
Il existe deux formes de courants électriques externes :
- Le Courant Continu (DC) : ce dernier endommage à certains niveaux, les tissus avoisinant et engendre de nouvelles formations osseuses (YASUDA, 1974)
- Le Courant Alternatif (AC)

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| Tags : electricité, courant alternatif |
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vendredi, 19 juin 2009
Traitements Acouphènes - Médicaments - Action sur les Voies et Centres Auditifs - Les Antidéprésseurs
Les antidépresseurs
En dépit d'un quelconques effet curratif, ils aideront principalement à supporter psychologiquement la présence de l'acouphène.
11:17 Publié dans Traitements Acouphènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : antidépresseurs, drogues, médicaments |
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mercredi, 17 juin 2009
Traitements Acouphènes - Médicaments - Action sur les Voies et Centres Auditifs - Les Psychotropes
Les anxiolytiques
- Les BENZODIAZEPINES : ils inhibent le système nerveux central.
- L’ALPROZOPANE
Tableau IV : Drogues à base de BENZODIAZEPINE
10:33 Publié dans Traitements Acouphènes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : anxiolitiques, nerfs, anxiété, dépression, drogues, calmants |
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jeudi, 11 juin 2009
Traitements Acouphènes - Médicaments - Action sur les Voies et Centres Auditifs - Les Anti-Convulsivants
Afin d'agir sur les voies et centres auditifs nous pouvons par exemple utliser des anti-convulsivants réduisant l’excitabilité neuronale ou des inhibiteurs de la Gabatransaminase.
- Les anti-convulsivants
- La CARBAMAZEPINE : destinée aux patients souffrant d’un acouphène sévère et invalidant, non masquable ou dont le masquage est mal toléré. Son action sur l’acouphène pourrait dépendre de la diminution de l’anxiété qu’elle entraîne (action indirecte).
- La LIDOCAÏNE
- La TOCAÏNIDE
- Le VALOPORATE DE SODIUM (bloqueur de canaux Chlore)
2. Les inhibiteurs de la Gabatransaminase (Cités au point 3.2.2)


En haut: Molécule de Carbamazépine
En bas: Exemple de comprimés de Carbamazépine
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| Tags : tinnitus, acouphènes, anti-convulsivants, lidocaine, carbamazepine, gabatransaminase, tocaïnide, valoporate de sodium |
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