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vendredi, 30 septembre 2011

Traitement Acouphènes: le cas des implants cochléaire

Tiré d´un article publié dans le revue ORL "Laryngoscope" (Laryngoscope. 2011 Oct;121(10):2220-7.) de Septembre 2011, une équipe Allemande s´est penchée, au travers d´un questionnaire, sur les effets de l´implant cochléaire sur la qualité de vie des patients. Bien sûr il est difficile de juger de des effets psychologiques ou liés à des domaines aussi vastes que la qualité de la vie. Mais le questionnaire fut rédigé dans les règles de la méthode scientifique et les items (objets des questions) doivent réveller statistiquement des effets sur des points aussi précis que les acouphènes. Car si vous avez lus les articles publiés ici même sur les statistiques et les liens entre surdité et acouphènes, vous savez que l´acouphènes est majoritatirement relevé chez les personnes malentendantes et de plus vont en augmentant (nombre de personnes présentant un acouphène) quand la perte s´aggrave. Or quand nous parlons d´implants cochléaires nous savons qu´il s´agit de pertes profondes ou très sévères. Donc beaucoup de cas acouphéniques sont reportés. Les résultats sont intéressants puisque outre les troubles liés à la perte auditive qui sont désormais statistiquement améliorés comme la compréhension de la parole, les acouphènes sont nettment améliorés (diminués) pour 39 patients après 6 mois de port sur les 43 patients étudiés. Rappellons également que les Allemands sont trés en pointe dans la prise en charge des acouphènes.

Liste des articles du blog acouphènes sur les Implants Cochléaires

Résumé de l´article du Laryngoscope (anglais)

implants cochléaires1implants cochléaires2

implants cochléaires3

Implant Cochléaire - 1 - Le produit - 2 - le schéma d´implantation - 3 - l´implant porté par un enfant.

mardi, 27 septembre 2011

Le Modèle Neurophysiologique de Jastreboff - Neuro-Anatomie - partie 2

¤ Les neurones

 

Les neurones sont généralement classés en fonction du nombre de leurs prolongements. On peut ainsi distinguer :

 

- Les neurones pseudo-unipolaireslocalisés dans les ganglions spinaux des racines dorsales ainsi que dans les ganglions sensitifs des nerfs crâniens V, VII, IX et X.

 

- Les neurones bipolairessitués dans les ganglions cochléaires et vestibulaires (VIII), dans le nerf olfactif (I) ainsi que dans la rétine.

 

- Les neurones multipolaires constituent la population cellulaire la plus dense.

 

¤ Le tronc cérébral

 

Il comprend la moelle allongée, le pont et le mésencéphale. Il contient les nerfs crâniens III à XII.

tronc cerebral, neuro-anatomie, TRT

Face dorsale du tronc cérébral

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Face ventrale du tronc cérébral avec origine apparente des nerfs crâniens

mardi, 20 septembre 2011

Le Modèle Neurophysiologique de Jastreboff - Neuro-Anatomie - partie 1

Les acouphènes sévères sont souvent accompagnés d’une altération de la perception des sons normaux, apparaissant très intenses (hyperacousie), déplaisants, et/ou douloureux (phonophobie). L’activité neuronale générant les acouphènes ne trouve pas toujours sa source dans l’oreille. Ainsi, la localisation anatomique des troubles physiologiques causant l’activité neurale apparaissant comme un acouphène sévère et invalidant, est souvent située dans le Système Nerveux Central (SNC). L’hyperacousie et la Phonophobie sont supposées être causées par une réorganisation du Système Nerveux Central Auditif (SNCa). Le développement de ces conditions dépend de la plasticité neurale et est souvent causée par une sur-stimulation. En outre, les acouphènes peuvent être générés par une activité des neurones, autres que ceux généralement activés dans le Système Nerveux Auditif « classique ».

 

La phonophobie qui accompagne souvent les acouphènes sévères peut quant à elle résulter d’une activation du système limbique ou d’autres structures neurales qui ne sont normalement pas activées par des stimulations sonores, mais réagissant plutôt à des réponses émotionnelles. Beaucoup de pathologies affectant le Système Nerveux Auditif vont promouvoir le développement des acouphènes subjectifs, de l’hyperacousie ainsi que de la phonophobie. Il est important de garder à l’esprit que les acouphènes sévères ont beaucoup de similitudes avec la douleur chronique. Pour la plupart des cas, la cause de l’acouphène (et particulièrement dans les cas les plus sévères) est inconnue. La compréhension insuffisante de la pathologie des acouphènes ainsi que l’absence de signes objectifs sont les principaux obstacles dans les tentatives de traitement.

 

Les structures générant l’acouphène, c'est à dire générant l’activité neurale perçue dès lors comme un son, peuvent être localisées :

 

ø Dans l’Oreille

ø Dans le Nerf auditif

ø Dans le Système Nerveux Auditif

cochlée, oreille moyenne, cobaye, inserm

Oreille moyenne de cobaye, tympan et chaîne des osselets (au microscope optique à dissection).

système nerveux auditif, cochlée, audition, organe

Cochlée humaine disséquée. Elle comporte deux tours de spire et demi. © Inserm 95

cellules cilliées, organe de corti, microscope électronique 

Organe de Corti de cobaye après traitement par un antibiotique aminoglycosidique (gentamicine). Présence de cellules ciliées internes avec altération des stéréocils. © Inserm

mardi, 13 septembre 2011

Stimuler le nerf vague pour réduire les acouphènes: nouveau traitement

Une étude menée à l'université du Texas, à Dallas, ouvre une nouvelle piste prometteuse de traitement contre l'acouphène. Chez des rats rendus acouphéniques par exposition au bruit, l'émission répétée de sons couplée à une stimulation électrique du nerf vague a entraîné la disparition complète des manifestations physiologiques et comportementales associées à l'acouphène, pendant plusieurs semaines. Le fait qu'une stimulation électrique ou magnétique transcranienne puisse atténuer un acouphène, lié à la réorganisation du cortex auditif, est connu. Les chercheurs proposent ici un mécanisme explicatif, fondé sur la plasticité neuronale : la double stimulation sonore et électrique induit un remodelage durable du réseau neuronal du cortex, qui écarte ainsi les signaux « parasites » liés à l'acouphène.

Des résultats similaires avaient été obtenus grâce à une stimulation électrique du noyau basal (situé à la base du cerveau). Le nerf vague, plus accessible, nécessite une intervention moins invasive, ce qui permet d'envisager des essais cliniques chez l'homme. Ceux-ci devraient débuter prochainement. Par ailleurs, en permettant de restaurer une activité neuronale normale, cette méthode pourrait s’appliquer à divers troubles neurologiques.

Source: Reversing pathological neural activity using targeted plasticity.Engineer N. et al. Nature. 2011; 470:101-104.

nerf vague, physiologie

Planche anatomique Du Dr. Bertrand Boutillier
et du Pr. Gérard Outrequin

Nerf vague ou pneumogastrique : centres sensitifs, sensoriels et végétatifs

lundi, 12 septembre 2011

Du progrès dans la recherche pharmaceutique contre les acouphènes

Cet article est tiré d´une conférence à l´université de Buffalo (US) où étaient pésents les plus grands spécialistes internationaux dans le traitement des acouphènes. La découverte repose sur les recherches effectuées sur les vétérans des guerres d´Irak et d´Afganistan. En effet 50% des combatants reviennent avec un acouphène et la facture s´élèvait à 1 milliard de dollards en 2010 rien que pour la prise en charge de l´acouphène. De quoi motiver l´état à rechercher une solution à ce problème qui touchait déjà 10-14% de la population américaine. Aux US ce sont les département liés aux souffrants qui "sponsorisent" la recherche. Il semblerait que les recherches (internationales) entreprises dans ce cadre aient montré sur des modèles animaux, souffrant d´acouphènes induit par des éléments chimiques, une disparition des acouphènes (ou plutôt des comportement acouphéniques) à l´aide de 2 modulateurs des cannaux ioniques potassiques, appelés Maxipost et R-Maxipost. La question qui reste cependant en suspent concerne les acouphènes induits sous d´autres formes que les éléments chimiques (bruit, trauma crânien, sans cause définit etc...). A suivre.

Source: Buffalo University

richard salvi

Richard Salvi, PhD, chief conference organizer and head of UB's Center for Hearing and Deafness, one of the world's leading hearing research laboratories and Western New York's only specialty clinic for tinnitus patients. .

mardi, 06 septembre 2011

Le Modèle Neurophysiologique de Jastreboff - Rappels

Le modèle neurophysiologique repose sur le procédé de l’émergence de l’acouphène édicté par JASTREBOFF  dans les années 1980. Il est composé de 3 étapes :

 

  1. La GENERATION de l’acouphène situé en périphérie, et dans la majorité des cas peut être associée à un trouble cochléaire (McFadden, 1982)
  2. Sa DETECTION par les centres sous corticaux est basée sur la reconnaissance du « pattern »
  3. Sa PERCEPTION et son EVALUATION par le cortex auditif avec la participation du système limbique, du cortex préfrontal ainsi que de plusieurs aires corticales.

 

Rappels

 

L’acouphène peut être défini comme la perception d’un son n’ayant pas pour origine une source extérieure au corps.

 

On distingue généralement deux types d’acouphènes : les acouphènes subjectifs et objectifs.

 

Les acouphènes Objectifs, causés par un son généré dans le corps, relèvent généralement (souvent) d’un trouble du flux sanguin. Ils ont la particularité d’être entendus par un observateur mais demeurent dans ce cas relativement rares.

 

Les acouphènes Subjectifs, beaucoup plus courants, se présentent sous différentes formes avec une sévérité variant d’une personne à l’autre. Ils peuvent être catégorisés en légers, modérés et sévères.

pawel Jastreboff, TRT, neurophysiological model

Professeur Pawel Jatreboff - Père de la TRT