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lundi, 27 juin 2011

Sanofi se lance dans la recherche sur la déficience auditive

Le laboratoire pharmaceutique Sanofi a annoncé jeudi 16 juin avoir conclu un accord de recherche avec la société de biotechnologie néerlandaise Audion Therapeutics, spécialisée dans les maladies de l’oreille. Les deux groupes devraient développer sur deux ans des travaux de recherches portant sur la déficience auditive, en s’appuyant sur les technologies du centre américain Mass Eye and Ear et sur les travaux du chercheur et cofondateur d’Audion, le docteur Albert Edge. Le quatrième groupe pharmaceutique mondial devrait par la suite exploité les technologies qui résulteront des recherches menées.

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Site Sanofi-Aventis

"Notre unité stratégique Vieillissement et notre unité Early-to-Candidate travailleront de concert pour faire avancer la recherche de nouveaux traitements en oto-rhino-laryngologie, et ceci avec les technologies les plus pointues pour étudier la biologie de l’oreille interne", a déclaré Elias Zerhouni, patron de la recherche et du développement de Sanofi.

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article de

© Audiology Infos

vendredi, 24 juin 2011

Les Mesures Subjectives - L´Intensité (sonie) de l´acouphène

2. La sonie ou l’intensité de l’acouphène

 

La mesure de l’intensité de l’acouphène peut s’effectuer à l’aide d’un audiomètre clinique classique. L’intensité de l’acouphène est généralement située aux alentours des 5 dB au dessus du seuil d’audition représentant 80% des patients (TYLER). La mesure de la sonie peut être effectuée à toutes les fréquences, nous fournissant ainsi une courbe d’intensité de l’acouphène aux différentes fréquences pouvant être représentées sur l’audiogramme. Cette mesure peut aussi être effectuée à l’aide d’une échelle graduée visuelle, mais il faut considérer dès lors cette mesure comme le reflet de la gêne due à l’acouphène. Il faut en effet garder à l’esprit que les caractères physiques de l’acouphène, comme son timbre ou son intensité, n’ont pas de rapports directs avec la gêne ressentie par le patient. Cette gêne serait plutôt liée à des troubles psychologiques, des difficultés à trouver le sommeil, des instabilités du système émotionnel (système limbique) certainement liés à l’acouphène mais pas directement à ses caractéristiques. Une mesure de l’intensité de l’acouphène se fera classiquement via des systèmes autres que les échelles (mais elles peuvent être utilisées parallèlement). Généralement pour situer l’acouphène, on mesure son intensité à la fréquence précédemment relevée.évaluation, sonie, intensité, fowler, tyler

La perception de l’intensité est codée par le pattern de décharge ainsi que le nombre de fibres activées. Un acouphène intense peut dès lors correspondre à un taux de décharge élevé, à un nombre important de fibres activées, ou alors les deux. Ainsi les changements dans l’intensité de l’acouphène peuvent correspondre à un changement dans le nombre de fibres nerveuses impliquées ou dans le taux de décharge des potentiels d’action. L’intensité de l’acouphène est généralement perçue comme légère à forte sur une échelle. Sur une échelle de ce type, graduée de 1 à 10, TYLER et SCHOUFFER, en 1990, notent une moyenne de 6.3 (a= 2.3).

FOWLERa utilisé son test de la balance (test de balance binaurale) pour mesurer l’intensité de l’acouphène, il utilise pour cela un son pur et stimule le sujet de façon controlatérale en demandant d’ajuster l’intensité du son extérieur afin d’obtenir le même niveau que l’acouphène par pas de 1 dB. Il utilise un son pur de fréquence la plus proche de l’acouphène. La différence entre le seuil obtenu et le seuil absolu d’audition quantifie ainsi en dB SL le niveau de l’acouphène. Cette technique sera reprise dans les études de MORTIMER, REED, DONALDSON, BAILEY, ROESER, PRICE, SCHAILER, TYLER et COLES.

Souvent inférieure à 5dB, la plainte était très grande ce qui justifiait l’apparition des échelles visuelles développées par TYLER. Le problème du recrutement quant à la fiabilité des résultats a conduit GOODWIN et JOHNSON à développer le test de balance monaurale.

vendredi, 17 juin 2011

Les Mesures Subjectives - La Fréquence (pitch) de l´acouphène

La mesure la plus commune dans le but de quantifier l’acouphène est le pitch-matching qui est considéré comme une partie intégrante dans l’évaluation de l’acouphène.

 

1. Le pitch ou localisation fréquentielle

 

 

La fréquence de l’acouphène va servir de référence dans la discussion entre le patient et l’examinateur, et est utilisée dans la procédure de sélection et d’adaptation d’instruments acoustiques tels les tinnitus masker ou les tinnitus instruments (générateurs de bruit). La qualité de l’acouphène va déterminer la complexité du test. En effet, quand l’acouphène est un bruit tonal, la comparaison avec un stimulus extérieur est aisée, cependant, lorsqu’il s’agit d’un bruit complexe, les mesures sont moins reproductibles et de nombreuses erreurs sont possibles. Ce cas rend difficile la comparaison par le sujet qui ne reconnaît pas son acouphène dans le stimulus employé. Dès lors les explications données doivent être claires. Le sujet doit alors ajuster le son filtré à l’une des fréquences dominantes de son acouphène. Il faut néanmoins remarquer que de nombreux sujets font des erreurs d’octave. La méthode des comparaisons pairées semble être indiquée pour la mesure de la fréquence (Tableau VI). Cette méthode constitue une méthode choix forcé.

 

Remarque :Les sons sont présentés quelques décibels au-dessus du seuil d’audition.

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Tableau VI : Détermination fréquentielle  selon la méthode des comparaisons pairées. (VERNON, 1988)

mardi, 14 juin 2011

Les Mesures Subjectives - Méthodes Psychoacousiques - Méthode des stimuli constants, quantitative et par ordre de valeurs

4. La méthode des stimuli constants

 

Elle impose une comparaison par le sujet de plusieurs stimuli par rapport à un même stimulus qui reste constant.

 

5. La méthode quantitative

 

Elle consiste à présenter des stimuli standards possédant des incréments fixes ainsi que des stimuli standard sans incrément. Le sujet doit dire quels sont les stimuli possédant un incrément.

 

6. La méthode par ordre de valeurs

 

(Le sujet doit classer une série de stimuli selon la caractéristique recherchée)

 

L’acouphène représente une perception différente pour chaque sujet. Ainsi, les recherches en ce qui concerne les corrélations psychophysiques ou psychoacoustiques sont ici différentes de celles utilisées dans l’audition des personnes qu’elles soient normoentendantes ou pas. Ces mesures tentent de trouver la fréquence de l’acouphène (pitch), la sonie (loudness) ainsi que son caractère de masquabilité(masking).

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vendredi, 10 juin 2011

Les Mesures Subjectives - Méthodes Psychoacousiques - Comparaisons pairées

3. La méthode des comparaisons pairées

 

Elle utilise des stimuli classés et pairés selon des intervalles égaux. Ces stimuli sont présentés par paires et l’observateur va noter lequel des stimuli par paire est considéré comme le plus proche de l’acouphène. Cette méthode est très utilisée dans le cadre des acouphènes. De nombreuses études ont prouvé la supériorité des méthodes de choix forcé dans l’estimation des variables sensorielles. La méthode oui/non (audiométrie tonale) est biaisée de façon relativement importante par les facteurs décisionnels (l’ai-je bien entendu ?, ne devrais-je pas attendre afin d’en être sûre ?…). Ils ne reflètent donc pas fidèlement la sensibilité réelle des sujets. C’est ce qu’a montré la Théorie de Détection du Signal (GREEN et SWETS, 1974) :

 

La Théorie de Détection du Signal permet de distinguer les facteurs liés au critère décisionnel interne (motivation, biais divers) de ceux liés aux capacités sensorielles et ayant une influence sur la performance globale. La décision va reposer sur une variable interne « x » qui peut être une impression sensorielle ou le nombre de potentiels d’action dans le canal sensoriel durant l’intervalle de présentation. Il y a deux points capitaux dans cette théorie :

 

« x » est fonction de la stimulation, c'est à dire que si la stimulation augmente, x augmente et inversement.

 

Si l’on répète la présentation d’un même stimulus parfaitement constant, x fluctuera d’un essai à l’autre. C’est ce que l’on appelle la variabilité intrinsèque dépendant du masquage externe (bruit de fond) ou du masquage interne (activité spontanée des neurones sans stimulation). comparaisons, methode, gausse

Fonction de densité de probabilité.

C’est dans la partie grisée (entre x1 et x2) que doit être comprise la variable x. cette zone constitue donc la probabilité de la valeur de x. la surface totale dessinée par la courbe est égale à 1.

 

Ainsi, à chaque présentation, il y a une sorte de pari de la part du sujet sur la base de la valeur de sa variable interne x. On ne peut malheureusement pas déterminer la valeur de x cependant, on peut donner la probabilité que x se situe dans un intervalle de données. Nous obtenons dès lors la fonction de la densité de probabilité correspondante.