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mercredi, 26 décembre 2007

Etude de VERNON 88 - Partie 2

ETUDE DE VERNON (1988) - PARTIE 2 

 

2.  Hauteur et intensité

  • 14 % des patients ont un acouphène supérieur à 9000 Hz.
  • 80 % à 3000 Hz.
Les grandes tendances indiquent que l’acouphène possède en général une hauteur tonale plutôt aiguë. Résultats obtenus en comparant l’acouphène à un bruit extérieur de fréquence équivalente, à intensité croissante (n = 502).

La majorité des acouphènes ne dépasse pas 4-6 dB.

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Figure 01: Intensité des acouphènes

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Figure 02: Variation de l'intensité de l'acouphènesselon sa fréquence

vendredi, 21 décembre 2007

Etude de VERNON 88 - Partie 1

ETUDE DE VERNON (1988) - PARTIE 1

1.     Données générales

§         36 millions d’américains ont un acouphène.

§         47 % des gens ne savent pas ce qui a entraîné la présence de leur acouphène.

§         25 % des sujets ont été exposés au bruit.

§         7 % sont liés à une pathologie de l’oreille.

§         6 % sont liés à des troubles intracrâniens.

§         2 % proviennent d’un choc (blast) acoustique.

 

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Répartition de la hauteur fréquentielle dominante

jeudi, 20 décembre 2007

Etude de MEIKLE et GRIEST 76-86 - Conclusion

ETUDE DE MEIKLE ET GRIEST, OREGON HEALTH SCIENCES UNIVERSITY, USA  (1976-1986) - PARTIE 4

 

L’étude des acouphènes par le questionnaire L.I.S.T. permet une classification selon 4 dimensions majeures afin de caractériser l’acouphène mais aussi l’individu en souffrant. L’intérêt de ce questionnaire en est sa rapidité. Ainsi, il réalise un bon compromis entre le besoin d’avoir des données amenant une compréhension du phénomène et une collecte rapide des informations permettant ainsi de travailler sur des grandes échelles et d’en tirer des statistiques rapidement analysables. Aussi, il en ressort que :

  • L’acouphène apparaît chez des gens encore actifs (50-60 ans) et plus particulièrement chez les hommes.
  • L’acouphène peut prendre des formes diverses au niveau de sa description (du « grillon » au « bruit des vagues » ainsi que de la « musique »).
  • L’acouphène est souvent difficilement localisable.
  • L’acouphène a tendance à varier dans le temps au niveau de son intensité et de sa qualité.
  • L’acouphène apparaît au moins comme modéré.

Il est donc difficile en vue de ces résultats de tracer un schéma de « l’acouphène classique ».

 

En général, l’acouphène est présent chez les hommes de 55 ans, est modéré, varie en intensité à certains moments et est localisé dans les deux oreilles. Ces conclusions laissent encore trop de cas de figure possibles sur le côté.

lundi, 17 décembre 2007

Etude de MEIKLE et GRIEST 76-86 - Partie 3

ETUDE DE MEIKLE ET GRIEST, OREGON HEALTH SCIENCES UNIVERSITY, USA  (1976-1986) - PARTIE 3

 

 

L.I.S.T. = Latéralisation. Intensité. Son. Temporalité

  1. La localisation
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Figure 1: Distribution des acouphènes latéralisés vs non latéralisés
  • Une majorité de patients rapportent une localisation dans les 2 oreilles
  • Un faible pourcentage localise dans la tête
  • Un autre faible pourcentage localise de façon atypique (autre localisation) généralement en dehors de la tête.

A travers la figure 1, il nous est donné de voir la répartition des acouphènes latéralisés et non latéralisés. Très clairement, nous remarquons que les acouphènes non latéralisés constituent la majorité des cas.

 

  1. L’intensité

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Figure 2 : Intensité de l’acouphène sous forme de QCM

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Figure 3: Intensité de l'acouphènes sous forme de QCM

Le questionnaire de la figure 2 sollicite des réponses du patient. On préfère désormais la forme de la figure 3.

 

§       Dans la figure 3, la majorité des acouphènes ressortent comme modérés (45%).

§       Dans la figure 4, la répartition est plus étalée du fait du plus grand nombre de réponses possibles. Il apparaît encore que les acouphènes semblent modérés mais nous voyons également que la part des acouphènes se dirigeant vers l’extrêmement gênant est plus importante. La différence est due en partie au terme « usual » employé dans l’énoncé.

 

  1. La qualité du son

§         Le nombre de sons rapportés

 

L’acouphène apparaît complexe par sa description en terme de nombre de sons entendus. Selon cette étude, 58% des patients n’entendent qu’un seul son, mais 42% entendent plusieurs sons et chez ces personnes, 26% entendent 2 sons. Cependant, certaines personnes vont entendre des clicks ou des bips, ce qui correspond dès lors à plusieurs sons mais des personnes entendent bien distinctement des bourdonnements à droite et des sifflements à gauche.

 

§         Le type de sons entendus

 

La description de l’acouphène peut parfois être surprenante  (par exemple : musique) mais dans la majorité les patients entendent des sifflements (64 %), des sons clairs (23 %), des bruits de lignes à hautes tensions (15 %).

 

  1. La variabilité temporelle

Généralement, l’acouphène varie en intensité (78%) mais sa localisation reste dans la plupart des cas inchangée dans le temps. Quant à sa qualité, elle peut se trouver altérée dans 38% des cas.

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Figure 4 : variabilité dans le temps de l’intensité, de la qualité et de la localisation de l’acouphène

vendredi, 14 décembre 2007

Etude de MEIKLE et GRIEST 76-86 - Partie 2

ETUDE DE MEIKLE ET GRIEST, OREGON HEALTH SCIENCES UNIVERSITY, USA  (1976-1986) - PARTIE 2  

Le facteur âge

  • La population la plus touchée se situe entre 51 et 60 ans. On observe une croissance jusqu'à cet âge puis une décroissance très rapide après 60 ans. La répartition se fait principalement entre 30 et 70 ans donc est relativement large. Les extrêmes (<30 ans et >70 ans) semblent épargnés.
  • Du point de vue audiologique, il semblerait qu’il y ait en général une atteinte dans les hautes fréquences, tendance qui semble s’accentuer avec l’âge; expliquant ainsi l’augmentation avec l’âge de la population touchée mais n’expliquant pas la chute après 70 ans. Les tranches d’âge les plus touchées ont les caractéristiques audiologiques très proches.
  • Au niveau du sex ratio, il semblerait que les hommes soient plus touchés que les femmes, et ce quelle que soit l’âge.
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Age par décade d'apparaition de l'acouphène

lundi, 10 décembre 2007

Etude de MEIKLE et GRIEST 76-86 - Introduction

ETUDE DE MEIKLE ET GRIEST, OREGON HEALTH SCIENCES UNIVERSITY, USA  (1976-1986) - PARTIE 1

Cette étude a été réalisée de septembre 1976 à août 1981 dans un premier temps, puis de septembre 1981 à février 1986. La deuxième partie de l’étude fut réalisée dans le but d’obtenir une base de données (Tinnitus data registry).

Il a été démontré que les acouphènes apparaissaient dans une grande variété de formes, pas seulement au niveau du type de son entendu, tel que les bruissements, bourdonnements, mais plutôt au niveau de leur amplitude, de leur localisation, de leur pattern temporel et des tendances montrant des altérations progressives ou à long terme selon les patients. Cette étude est basée sur quatre dimensions majeures :

  • Localisation
  • Intensité
  • Qualité Sonore
  • Variabilité Temporelle

Constituant ainsi le L.I.S.T. Cette étude à été réalisée via des séances de tests et d’entretiens. Le L.I.S.T. doit servir de guide lors de l’évaluation des patients ainsi que de normalisation afin de pouvoir comparer les résultats avec d’autres centres de recherche.

jeudi, 06 décembre 2007

De l'intérêt d'une Epidémiologie

Une bonne étude épidémiologique peut nous conduire à mieux comprendre le phénomène suivant sa répartition dans la population, d’apprécier son importance suivant les gênes engendrées, mais aussi d’avoir un point de vue sur les caractéristiques physiques de l’acouphène (intensité, fréquence…).

 

Les études épidémiologiques peuvent donc concerner le patient, l’acouphène mais aussi le comportement des professionnels de la santé. L’acouphène est entouré d’incertitudes, ainsi l’épidémiologie pourrait permettre d’éclaircir le phénomène. Il est difficile de tenir compte des études étrangères (Angleterre, U.S.A., Allemagne…).

 

En effet, les résultats peuvent varier d’un pays à l’autre mais aussi d’une époque à l’autre. Ces variations de résultats sont souvent le fruit des différences culturelles, propres à chaque pays, voire pour des raisons économiques. D’importantes études reviennent souvent (MEILKE, COLES…) et font ainsi figure de références. Ceci est le fait de leur qualité reconnue mais aussi du nombre trop peu important d’études consacrées au phénomène. Je me propose dans ce chapitre de reprendre différentes études, différentes du point de vue de leur origine, mais aussi de leur importance en terme d’échantillon, et de les analyser afin d’en tirer les grandes tendances.

mercredi, 05 décembre 2007

Les Acouphènes à travers les temps: 5ème Partie - Le masquage

Il a été observé dans la Grèce antique par l'école d'ARISTOTE qu'un sifflement dans l'oreille pouvait être masqué par un son extérieur plus fort. Pendant 2000 ans, on ne s'est jamais servi de cette découverte.

C'est ITARD en 1821 qui fut le premier à réaliser que l'interaction entre un son et un acouphène pouvait être utilisé comme un remède.

URBANTSCHITSCH, en 1883 à Vienne, s'est basé sur les observations d'ITARD et a observé un de ses collègues qui souffrait de cette affliction et qui collait sa montre quelques secondes contre son oreille ce qui procurait une disparition de son acouphène pendant une plus longue période après avoir retiré sa montre de son oreille. Il remarqua que cet effet de masque dépendait plus de l'intensité du son que de sa fréquence, mais cependant les basses fréquences avaient un effet de masque plus important que les fréquences élevées sur l'acouphène, et ce, quelle que soit la fréquence de ce dernier.

Un "bombardement acoustique" a été pour la première fois utilisé en 1928 par JONES et KNUDSEN afin de traiter l'acouphène. Il fallait désensibiliser certaines régions tonotopiques, régions correspondantes à la fréquence de l'acouphène. Il fallait d'abord déterminer l'intensité et le pitch de l'acouphène dans un premier temps afin de produire un son de même pitch mais d'intensité un peu plus élevée. On a remarqué que souvent l'acouphène demeurait présent. Par la suite nous nous sommes dirigés vers la création d'instruments procurant un masking temporaire à partir de sons ou de bruits. Ces instruments étaient en fait des générateurs basses fréquences.

C'est sur cette idée qu'en 1947, SALTZMANN et ERSNER recommandèrent l'usage de prothèses auditives pour masquer l'acouphène. Ils ont en effet remarqué que certaines bandes fréquentielles de la parole, ou même le bruit environnant, faisaient que le patient n'entendait plus son acouphène. C'est FOWLER qui en 1941, continua à investiguer dans cette direction et on peut remarquer qu'à notre époque le masking des acouphènes est regardé comme l'aspect le plus prometteur et la clé d'un traitement rationnel.

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Une des expériences de FOWLER sur le masquage des acouphènes, 1941.

L'acouphène ressemble à une myriade d'insectes (thermal noise)

mardi, 04 décembre 2007

Les Acouphènes à travers les temps: 4ème Partie - Evaluation

LOEBEL, un otologiste allemand, en 1662, a été le premier à observer un son émis spontanément par les deux oreilles, chez un jeune garçon âgé de 3 ans, et ayant une  hauteur d'environ 5020 Hz.

 

Par la suite, d'autres observations similaires ont été faites par CITRON en 1969, KUMPF et HAWK en 1970 et d'autres encore : Il était ici question d'émissions acoustiques, c'est à dire d'otoémissions, qui furent décrites dans les années 80 par KEMP.

 

La sensation subjective d'intensité est une des caractéristiques de l'acouphène. Au paravent, nous demandions au patient de décrire sa sensation et de la comparer avec des sons extérieurs, cependant avec l'apparition des premiers audiomètres nous avons pu mesurer l'intensité subjective de l'acouphène.

 

C'est FOWLER qui vulgarisa cette mesure de l'acouphène en 1928. Il utilisa sa technique de la balance de l'intensité dans une ou les deux oreilles et après plusieurs tentatives, il compara ses résultats avec d'autres auteurs, et en 1941, il parla d'une "illusion de grande intensité". En effet le patient se plaint d'un son très intense, nous savons maintenant que l'acouphène, même sévère, se situe entre 1 et 10 dB.

 

A la fin du 19ème siècle, beaucoup de chercheurs voulurent déterminer la caractéristique fréquentielle, c'est à dire la sensation subjective de hauteur tonale de l'acouphène de façon la plus exacte possible, et utilisèrent dès lors le piano, le sifflet de GALTON et d'autres instruments de musique.

 

C'est FOWLER et MINTON en 1923 et plus tard WEGEL, qui souffrait d'un acouphène, en 1931, qui découvrirent que la fréquence de l'acouphène correspondait le plus souvent au dip présent sur l'audiogramme tonal. On discuta ensuite d'un éventuel effet de masque de cet acouphène sur l'audition.

lundi, 03 décembre 2007

Les Acouphènes à travers les temps: 3ème Partie - Evaluation

DUVERNEY, en 1683, avait remarqué le fait que certains acouphènes, précisément les acouphènes objectifs, pouvaient être entendus par une personne se trouvant près du patient acouphénique. Il s'est servi de cette simple technique pour commencer sa démarche diagnostique.

 

LAENNEC, qui a inventé le stéthoscope en 1826, a été le premier à utiliser cet instrument dans le cadre de l’auscultation de l'oreille des patients tintopathes.

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SCHMALZ, l'otologiste allemand, a recommandé en 1846 l'usage du stéthoscope comme examen de routine quand un vrai acouphène était suspecté. Nous avons pu voir se développer par la suite des équipements plus modernes comme le phonocardiographe qui rendit possible l'enregistrement d'acouphènes vasculaires objectifs.

 

Par la suite, en 1952, ENGSTROM et GRAF publièrent 5 enregistrements d'acouphènes vasculaires.

 

Rappelons nous qu’en 1822, c'est ITARD qui proposa comme moyen de diagnostic différentiel, la compression de l'artère carotide.

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