mardi, 16 avril 2013

Starkey entre dans la sphère acouphénique

Ici un article de Audio-Infos sur la dernière nouveauté des Laboratoires Starkey. En effet la firme américaine s´attaque en 2013 aux acouphènes en offrant un outil de type générateur de bruit(s) aux audioprothésistes afin de proposer la thérapie sonore aux patients se plaignant d´acouphènes. Je vais tacher de creuser le produit dans les jours prochains et en rendre compte. Je dois également souligner qu´étant présent au congrès des audioprothésistes la semaine dernière (11/13 avril) au CNIT, j´ai pu discuter avec la firme Suisse Phonak de leur nouvelle option acouphènes présent dans 3 niveaux de prix. Je reviendrais là aussi plutard sur les nouveautés. Les fabricants d´aides auditives proposant des solutions pour lutter contre les acouphènes sont désormais: GN ReSound, Siemens Audiology, Widex, Phonak et Starkey. Chez les majors il ne manque donc plus qu´Oticon.

Le Xino Tinnitus de Starkey, nouvelle solution pour traiter les acouphènes

Du nouveau chez Starkey ! Xino Tinnitus, la nouvelle solution auditive dans le traitement des acouphènes, sera disponible dès le 15 avril. Elle est dotée de la technologie Multiflex, en instance de brevet, dont le but est de créer un stimulus sonore qui soit le plus proche possible du bruit de confort du patient et ainsi permettre une thérapie personnalisée. Selon la firme, la nouveauté de ce produit réside dans le développement d’outils d’aide à l’adaptation et à la détection de l’acouphène. Dans son communiqué, la firme explique qu’avec ce produit, elle « a souhaité mettre les audioprothésistes dans les meilleures conditions pour répondre aux demandes souvent complexes des patients acouphéniques ».

Le nouvel appareil de Starkey prend la forme d’un RIC 10. Il est doté d’un système « Best Fit » du bruit masquant. Dans un premier temps, le réglage de base est réalisé à partir de l’audiométrie du patient. Dans un second temps, grâce à la technologie SoundPoint Tinnitus, ce sont les patients qui seront mis à contribution afin d’identifier d’un signal masquant permettant de générer le bruit blanc qui les soulagera le mieux de leurs acouphènes.

Enfin, le Xino Tinnitus dispose de toutes les performances de la plate-forme X Series 90 : 12 canaux et 12 bandes, anti-Larsen AFI, réducteur de bruit Voice iQ² et Spectral iQ (qui améliore l’audition dans les fréquences aiguës). Xino Tinnitus est proposé en 40, 50 et 60 dB de gain (2cc) en écouteur Standard et 60 et 70 dB en écouteur sur mesure.

Crédit photo : Starkey


B.S. avec Starkey (15/04/2013)

vendredi, 08 mars 2013

Une solution implantable pour supprimer la perception de l'acouphène

En février 2013 le premier implant “acouphène” fut pose au Centre Universitaire Médical de Maastricht (MUMC+). Le patient était sourd sur une Oreille et souffrait d’un acouphène sévère. Prof. Dr. Robert Stokroos, chirurgien ORL, qui a réalisé l’opération explique: “Nous recherchons le code du silence

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Pr Dr Stokross

Aux Pays Bas, environ 2 millions de personnes souffrent d’acouphènes. Cette affliction peut avoir de sérieuses conséquences, telles que la perte d’un emploi ou un divorce. Au MUMC+, beaucoup de recherches portent sur une meilleure compréhension de l’acouphène ainsi que sur ces traitements possibles. Un des remèdes exploité est ici l’implantologie (Tinnitus Implant - TI). Ce TI procure une stimulation électrique pulsée pouvant générer le silence au lieu de l’acouphène. Au MUMC+, des recherches préliminaires furent conduites. Avec la technologie des scanners IRM les chercheurs furent capables de localiser l’emplacement dans le cerveau où l’acouphène était généré. Pr Stokroos d’ajouter: « Ce qui se passe en réalité est que les noyaux et les signaux d’entrée sont désordonnés. Le cerveau essaye ainsi de compenser pour cela avec une registration des signaux très sensible, conduisant à un acouphène. »

 

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Avec l’implant, le Pr Stokroos, l’audiologiste Erwin George et le nano-technicien Remo Arts, essayent désormais d’envoyer un signal dans le noyau cérébral spécifique impliqué dans l’acouphène. Stokroos de préciser : « Nous somme en train de rechercher le code pour le silence, une façon de rendre le patient capable d’apprécier le silence à nouveau. Si nous somme capable de stimuler le nerf auditif de la façon que le cerveau reçoive des entrées à nouveau, alors le cerveau peut arrêter de surcompenser ».

L’implant ici utilisé est un implant Med-El modifié. Placé dans la cochlée. « à Maastricht nous plaçons environ 80 implants cochléaires tous les ans » précise le Pr Stokroos. « Nous savons très bien comment faire, mais nous n’avions jamais implanté dans le but de supprimer la perception d’un acouphène ». Il est important d’introduire le bon stimulus à la bonne fréquence, ce qui a été testé sur 10 patients.

Depuis qu’il est publiquement connu que l’étude est réalisée, les patients sont venus frapper à la porte du Pr Stokroos. « Les gens peuvent être désespérés » ajoute t – il. C’est sa vocation de rechercher des solutions. En effet, à côté de la recherche sur l’implantologie, le Pr Stokroos est impliqué aussi dans la stimulation transcrânienne des patients acouphéniques » Ses collègues travaillent quant à eux sur les thérapies comportementales. 3 une autre approche vers le même problème » précise le Pr Stokroos. 3 cette approche, tout comme la médication, semble apporter des effets positifs. C’est bon de rechercher différentes solutions simultanément. » Et de conclure : « Nous pensons que le TI (implant acouphène) peut significativement contribuer à résoudre le problème. »

Tiré de l’article Tinnitus Implant: Looking for the code of silence, paru dans Audiology Worldnews

samedi, 09 février 2013

Grand Audition investit dans la prise en charge acouphénique

GrandAudition crée le premier pôle sophrologie et acouphènes en France !

Article de relationclientsmag.fr

communiqué d'entreprise, 19/07/2011

GrandAudition souhaite aider aux mieux ses clients acouphéniques à travers ce nouveau service, unique en France.

Monique Bitton, sophrologue diplômée de l’Institut de Formation à la Sophrologie de Paris, spécialisée dans la prise en charge des acouphènes, travaille en collaboration avec les médecins ORL et des audioprothésistes. Voici les questions que nous lui avons posé :

En deux mots, qu’est-ce que la sophrologie ?

« La sophrologie est une science de la conscience. La pratique de la sophrologie est une démarche dont l’objectif est avant tout d’étudier les différents états de conscience possible pour l’être humain en vue d’applications pratiques dans son quotidien aussi bien pour son équilibre, sa santé et son mieux-être. Basée sur des techniques de relaxation et de respiration, la sophrologie est à même notamment, d’accompagner les personnes acouphéniques dans leur quotidien. »

Pourquoi avoir choisi de créer un pôle sophrologie et acouphènes chez GrandAudition ?

« Avant tout, pour soulager nos clients face à ce malaise récurrent. Nous avons constaté que de plus en plus de personnes souffrent d’acouphènes. Il faut savoir qu’en France, plus de 5 millions de personnes, soit 8% de la population française est concernée par cette pathologie. Chez GrandAudition, nous nous devons de toujours offrir un service de qualité et en adéquation avec les attentes de nos clients, ainsi nous avons décidé de créer ce nouveau service qui n’existe dans aucun autre centre à ce jour. Ce service de sophrologie nous tient particulièrement à cœur car il nous permet de continuer à mieux accompagner nos clients dans leur quotidien et ainsi, de participer à l’amélioration de leur qualité de vie. »

Comment se déroulent les séances de sophrologie chez GrandAudition ?

« Durant nos séances, le client acouphénique pourra mettre des mots sur sa souffrance, et ainsi, mieux comprendre les symptômes. Ensuite, grâce aux exercices de respiration proposés, la personne va pouvoir se détendre, apprendre à lâcher prise, à se sentir calme ; ceci, dans le but de renforcer son estime de soi, son harmonie et sa sérénité. Ces échanges vont permettre de mettre à distance tous les bruits parasites pour retrouver un équilibre et un mieux-être en quelques mois. »

Site internet : www.grandaudition.com

Contact Presse anne-lise.bouillet@grandaudition.com 

dimanche, 23 septembre 2012

Widex: l'aide auditive se penche sérieusement sur les acouphènes

Widex est un des principaux fabricants d'aides auditives au monde. Fondée et installée au Danemark, cette société familiale est reconnue par les professionels comme un fournisseur qui se démarque par la qualité de fabrication et la robustesse de ses produits ainsi que l'excellente qualité sonore qui les caractérise.

Depuis un certains temps, le fabricant danois s'est penché sur la question qui nous intéresse au premier plan ici sur le Blog Acouphènes. Et sa solution ZEN développée avec le très reconnu Pr Robert Sweetow, semble désormais prendre toute sa dimension dans cette société puisque c'est avec un intérêt certain ainsi qu'une satisfaction non dissimulée que je constate que la filiale française organise un "Roadshow", c'est à dire une tournée en France en direction des professionnels (les audioprothésistes) afin de présenter la solution et de former ces derniers sur l'adaptation des solution Widex équipée de l'option ZEN.

Je ne saurais que préconniser aux lecteurs du Blog Acouphènes de se renseigner auprès d'un audioprothésiste sur cette solution qui ne saurait vous engager financièrement et définitivement mais qui pourrait cependant vous apporter peut-être une solution à long terme sur votre problème acouphénique.

widex, robert sweetow, ZEN, mind

Cliquer sur le logo Widex ci-dessus afin d'accéder directement à leur page consacrée aux acouphènes

Du reste si certains d'entres vous tentent l'expérience d'un essais de cette solution, je vous solicite par avance de venir en témoigner ici.


mardi, 18 septembre 2012

Acouphènes : comment s'informent les médecins généralistes ?

Source : Fackrell K. et al. An evaluation of the content and quality of tinnitus information on websites preferred by General Practitioners. BMC Medical Informatics and Decision Making, 2012; 12(1):70.

Article tiré de AudioInfos consultable ICI.

Les acouphènes donnent encore du fil à retordre aux ORL et autres neuroscientifiques qui peinent à comprendre pleinement leurs causes, leur mode de fonctionnement et les thérapies efficaces à long terme contre ce trouble auditif. Qu'en est-il alors des médecins généralistes, porte d'entrée du malade dans le parcours de soins ? Beaucoup consultent des sites Internet spécialisés pour parfaire leurs connaissances à ce sujet. Une étude anglaise parue dans la revue BMC Medical Informatics and Decision Making s'est donc penchée sur l'information consultable sur les dix sites médicaux les plus consultés par les médecins généralistes britanniques.

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La qualité des informations des sites a été évaluée grâce à un questionnaire de 15 items appelé DISCERN (www.discern.org.uk/). Les deux sites qui se sont avérés les plus fiables, Map of Medicine et British Tinnitus Association, ne sont consultés que par 2 % des médecins généralistes interrogés. « Cependant, quand nous avons analysé le contenu de tous les sites, nous avons constaté qu'ils contenaient tous un certain nombre de lacunes concernant l'évaluation ou le traitement de l'acouphène, précise le Dr Derek Hoare, de l'université de Nottingham ; les médecins généralistes devraient utiliser une combinaison de sites pour obtenir une information complète. » Une telle étude serait intéressante à dupliquer en France, pour mieux accompagner les médecins généralistes dans leur prise en charge des patients acouphéniques, qui représentent selon certaines estimations environ 10 % de la population globale.

G.F. (17/09/2012)

mardi, 03 juillet 2012

Les drogues toujours pas efficaces contre les acouphènes

Reduction of tinnitus severity by the centrally acting muscle relaxant cyclobenzaprine: an open-label pilot study.

Coelho C, Figueiredo R, Frank E, Burger J, Schecklmann M, Landgrebe M, Langguth B, Elgoyhen AB.

Department of Otolaryngoly and Head and Neck Surgery, University of Iowa, Iowa City, USA. 

Source: Audiol Neurootol. 2012; 17(3):179-88. Epub 2012 Jan 31.

Les acouphènes, la perception des sons fantômes, est un trouble très répandu. La prise de médicaments l´est également pour toute sorte de pathologies. Ainsi bien qu'une grande variété de médicaments ait été étudiée hors AMM pour le traitementdes acouphènes, il n´a pas été établi de pharmacothérapie efficace.

cyclobenzaprine,orphenadrine,tizanidine,Épérisone,thi

Je rapporte ici une étude pilote ouverte et exploratoire qui avait pour but d´évaluer l'effet des relaxants musculaires agissant sur le système nerveux central chez les patients d'acouphènes.

 

·        Cyclobenzaprineà doses élevées (30 mg) et de faibles doses(10mg)

·        Orphenadrine(100mg)

·        Tizanidine (24mg)

·        Épérisone(50mg)

 

Cyclobenzaprine, Orphenadrine, Tizanidine, Épérisone, THI

 

Ces drogues ont été administrées àun maximum de 20 patients par groupe sur une période de 12 semaines. À haute dose la cyclobenzaprine a entraîné une réduction significative du score à l'Inventaire Handicape Acouphènes (THI) entre le début et la semaine 12 dans l'intention de traiter l'échantillon.

Cyclobenzaprine, Orphenadrine, Tizanidine, Épérisone, THI

D'autre part, les autres traitements n'ont pas été efficaces. Ces résultats ont été confirmés dans une analyse exploratoire les scores à la semaine 12 ont été comparés entre les groupesCette étude ouverte présente une nouvelle pharmacothérapie prometteuse pour les acouphènes qui devrait être validée puis contrôlée par placebo à double aveugle. Nous reviendrons sur cette étude sitôt les résultats publiés.

mardi, 26 juin 2012

La Tinnitus Retraining Therapy (TRT): premier bilan

Le modèle neurophysiologique édicté par le professeur JASTREBOFF ne vise pas à déterminer la source de l’acouphène mais plutôt son traitement à un niveau plus central. La T.R.T. découlant de ce modèle cherche donc à rompre le cercle de pérennisation qui s’est installé quand la personne se plaint de son acouphène. Dans la description des étapes et du processus, nous avons pu voir l’adaptation prothétique du patient acouphénique au delà du modèle très théorique de la T.R.T. Cependant, certains points doivent être conservés à l’esprit :

 

  1. L’acouphène est un signal aberrant généré à un endroit quelconque des voies auditives.
  2. Des structures cérébrales extérieures sont impliquées, comme le système limbique, responsable des émotions.
  3. Dans la plupart des cas, l’activité de l’acouphène ne peut être liée à une pathologie auditive.
  4. La présence continuelle du signal ainsi que la focalisation de l’attention sur lui engendre des modifications plastiques des connexions synaptiques modifiant à leur tour les champs récepteurs et exacerbant le signal.
  5. Le counselling ainsi que l’enrichissement sonore sont deux points cruciaux à respecter afin de rompre le cercle vicieux qui s’installe chez le patient et de réussir une prise en charge la plus porteuse de résultats.

mardi, 19 juin 2012

Résultats encourageants de la Thérapie Cognitivo-Compartementale (TCC) sur les acouphènes

Tiré de The Lancet, Volume 379, Issue 9830, Pages 1951 - 1959, 26 May 2012

Specialised treatment based on cognitive behaviour therapy versus usual care for tinnitus: a randomised controlled trial

Rilana FF Cima MSc a e f , Iris H Maes MSc c, Manuela A Joore PhD c, Dyon JWM Scheyen MSc f, Amr El Refaie PhD g, David M Baguley PhD h, Lucien JC Anteunis PhD d, Gerard JP van Breukelen PhD b, Johan WS Vlaeyen PhD a i

 

1.   Situation actuelle

 

Jusqu'à 21% des adultes développent des acouphènes, qui est l'un des problèmes les plus pénibles et débilitants audiologiques. L'absence de traitements médicaux et à la pratique normalisée peut conduire à un traitement long et coûteux. Nous avons cherché à évaluer l'efficacité d'une approche de soins par paliers, basé sur la thérapie cognitivo-comportementale, par rapport aux soins habituels chez des patients atteints d'acouphènes gravité variable.

 

2.   Méthodes

Dans cet essai contrôlé randomisé, entrepris au Département Adelante de l'audiologie et de la communication (Hoensbroek, Pays-Bas), nous nous sommes inscrits préalablement traités néerlandophones (âgés de plus de 18 ans) qui ont eu une plainte principale des acouphènes, mais pas de participation excluant les questions de santé. Un assistant de recherche indépendant répartis de façon aléatoire des patients par l'utilisation d'une séquence d'allocation générée par ordinateur dans un rapport 1:1, stratifié selon la gravité des acouphènes et la capacité auditive, dans des tailles de blocs de quatre à recevoir des soins spécialisés de la thérapie cognitivo-comportementale avec son axée sur le recyclage des acouphènes thérapie ou des soins habituels. Les patients et les évaluateurs ont été masqués à la cession de traitement. Les objectifs principaux étaient liés à la santé de la qualité de vie (évaluée par le score de santé indice de services publics), la gravité des acouphènes (score du questionnaire acouphènes), et avant dépréciation des acouphènes (score acouphènes inventaire handicap), qui ont été évalués avant le traitement et à 3 mois, 8 mois, et 12 mois après la randomisation. Nous avons utilisé des analyses de régression à plusieurs niveaux mixtes pour évaluer les résultats en intention de traiter la population. Cette étude est enregistré auprès de ClinicalTrials.gov, numéro NCT00733044.

3.   Résultats

Entre Septembre 2007 et Janvier 2011, nous avons recruté et traité 492 (66%) des 741 patients dépistés.

 

En comparaison avec 247 patients assignés au traitement habituel, 245 patients affectés à des soins spécialisés améliorés en matière de santé liée à la qualité de vie au cours d'une période de 12 mois (différence inter-groupe 0,059, IC à 95% de 0,025 à 0,094; effet taille de d de Cohen = 0,24, p = 0,0009), et a diminué la gravité des acouphènes (-8 · 062, -10 829 à -5 · · 295; d = 0,43, p <0,0001) et dépréciation des acouphènes (-7 · 506, -10 · · 661 à -4 352; d = 0,45, p <0,0001). Traitement efficace semblait indépendamment de la gravité initiale des acouphènes, et nous n’avons noté aucun effet indésirable dans ce procès.

 

4.   Interprétation

 

Traitement spécialisé des acouphènes basé sur la thérapie cognitivo-comportementale pourrait être approprié pour la mise en œuvre généralisée pour les patients qui souffrent d'acouphènes de divers degrés de gravité.

 

5.   Financement

Organisation néerlandaise pour la recherche en santé et le développement (ZonMw).

 

 

 TCC, the lancet, pays bas

 

Note sur la TCC :

 
La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC), fait partie des psychothérapies dites brèves (entre 15 et 20 séances).


Elle trouve sa source dans les travaux scientifiques de la psychologie actuelle, et a pour but essentiel la résolution de problèmes psychopathologiques de la personne. Cette approche nécessite une formation spécifique pour les psychiatres ou psychologues cliniciens qui l'utilisent.



Elle est très indiquée pour les troubles anxieux et améliore leur compréhension. Cette thérapie est dite du « comment »? Soit, comment aller mieux ? Comment diminuer son symptôme ? Il s'agit de se demander ce qui ne fonctionne pas pour un sujet qui souffre du stress.


L'intervention du thérapeute consiste à identifier et critiquer des croyances qui peuvent induire une souffrance psychique.

 
La thérapie est directive, ce qui signifie que le thérapeute est actif et développe son action sur les problématiques actuelles du patient stressé. Son but est d'atténuer, voire d'éradiquer les symptômes, en modifiant les stratégies inadéquates utilisées par le patient, qui induisent le trouble et la souffrance psychique ressentie.


Cette forme de psychothérapie s'inscrit dans un cadre thérapeutique clairement défini. Le psychothérapeute fixe des objectifs très précis à atteindre. A l'issue d'une première consultation, il établit un contrat thérapeutique destiné au patient.

 
Ce dernier a un temps de réflexion puis, s'il le souhaite, peut débuter sa thérapie. Il s'agit d'identifier au plus près les sources du stress. Soit étudier les pensées dites conditionnées, automatiques, ainsi que les croyances développées. Ceci permettra de déterminer si ces dernières sont invalidantes pour le fonctionnement psychique du patient.


Dans ce cadre d'intervention, le psychothérapeute aide le patient à évaluer et gérer son stress. Le stress est ici vu comme un trouble comportemental, un problème d'apprentissage, en lien avec le conditionnement.

Ces actions aident le patient à ajuster ses comportements à la situation rencontrée, et par la même à acquérir confiance en lui.


Il s'agit d'évaluer ce que le sujet est capable de mobiliser par rapport au stress : ses stratégies d'adaptation. Sont-elles inadaptées ? Le rendent-elles vulnérable ? Induisent-elles une souffrance émotionnelle, tel le stress ?


Ce qui est aussi spécifique aux TCC, ce sont les tâches thérapeutiques données au patient, entre les séances.
Elles s'inscrivent dans la continuité de ce qui a été échangé lors de l'entretien. Tels, relever les situations relationnelles qui engendrent du stress, noter les heures de la journée où il y a un pic de stress…


Le psychothérapeute amène ainsi le patient à confronter la situation par rapport à sa pensée. C'est la part « pédagogique » de ce travail sur soi.


La TCC a aussi une action qui se veut préventive, grâce à l'apprentissage de nouvelles stratégies, à l'acquisition d'une forme d'auto-contrôle du stress. Enfin et surtout à l'autonomie psychique.


Elle est particulièrement indiquée pour les troubles anxieux.



Anne-France Bouchy-Tatopoulos

Psychologue Clinicienne-Psychothérapeute

mercredi, 13 juin 2012

La TRT en pratique: l´exemple de Pam Gabriels

Pam GABRIELS, une audiologiste australienne explique dans un article parut en février 1990, qu’elle a obtenu en 6 mois, 86 % de résultats positifs. Dans les 16 % d’échecs, 50 % seraient dus à l’âge et à des considérations financières. Pour VERNON, les résultats sont moindres, cependant, il reconnaît que ses résultats auraient pu être supérieurs s’il avait adjoint à son adaptation un bon counselling. Elle explique clairement que la première entrevue est décisive.

Elle suit la démarche suivante :

pam gabriels, counselling, habituation, vernon, protocole

Tableau VIII : Résultats de la prise en charge de 63 patients acouphéniques sur une période 6 mois.

  1. Elle expose le programme de prise en charge (information)
  2. Elle explore l’histoire du patient
  3. Elle développe le programme personnalisé de la thérapie de « masking ».
  4. Il faut une importante interaction afin de mieux connaître l’acouphène et la place qu’il occupe chez le patient (utilisation de questionnaires).

Pam GABRIELS utilise la check-list suivante :

  1. Début de l’acouphène ?
  2. Continu ou intermittent ?
  3. A quoi ressemble-t-il ?
  4. Empêche-t-il de dormir ?
  5. A quel moment de la journée est-il le plus important ?
  6. Y-a-t-il quelque chose qui arrête l’acouphène (douche, aller à la plage…) ?
  7. Y-a-t-il quelque chose qui l’aggrave (stress…) ?
  8. Le degré de surdité
  9.  A quel niveau vient-il interférer (travail, lecture…) ?
  10. Y-a-t-il- de l’hyperacousie ?

A travers ces questions, l’audiologiste cherche à gagner la confiance mais aussi la confidence du patient afin de mieux connaître son histoire et de constituer le programme le plus personnalisé et le plus efficace possible. Le degré de croyance est calculé à l’aide d’une échelle analogique graduée de 1 (peu audible) à 7 (extrêmement intense). L’originalité de sa prise en charge repose sur la fourniture au patient d’un tableau à remplir par lui même, l’impliquant de façon très concrète dans son programme. Elle utilise le masquage de l’acouphène afin de reposer la personne et recherche donc surtout une habituation, mais non basée sur la thérapie sonore de la T.R.T. Elle utilise certes quelques éléments comme le counselling, la baisse du stress, un nombre plus ou moins important de sessions. Elle obtient de bons résultats comme l’indique le tableau VIII.

vendredi, 08 juin 2012

La TRT chez l´audioprothésiste: la question de la surdité

1. L’acouphène avec une surdité


Il y a dès lors plusieurs types d’appareillages :

  1. Pour une forte perte d’intelligibilité, la prothèse conventionnelle
  2. Un intracanal classique + un souffle axé sur la fréquence de l’acouphène
  3. Un intracanal sur aigu + un souffle axé sur la fréquence de l’acouphène

Le souffle va dépendre du niveau de sortie. Il faut dès lors un bon compromis entre intelligibilité prothétique et non stimulation de l’acouphène par la prothèse. L’acouphène doit être perçu au-dessus du Bruit Blanc dans une pièce calme mais avec une bonne intelligibilité.

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Représentation anatomique du positionnement de l´intra-canal OTOlens de Starkey.

Plus d´information sur cette aide auditive sur le site Audio-infos ICI

ou sur le site de la société Starkey ICI


2. L’acouphène sans surdité


On utilisera ici le générateur de bruit avec un évent pour une bonne intelligibilité. L’acouphène doit aussi être perçu au dessus du bruit. L’évent doit être maximum. La taille du conduit auditif externe va guider le choix du type de générateur (intracanal, contour).