lundi, 30 novembre 2009

Traitements Acouphènes - L'Acupuncture

Son action sur les acouphènes est basée sur la relation théorique entre l’acouphène et la douleur. Les résultats sont pour l’instant considérés comme non concluants (SHULMAM A.). L’évaluation des résultats positifs rapporte moins de 5% des sujets traités (MANN). Une étude a été réalisée sur une période de 20 ans et sur 1001 patients en Chine. L’acupuncture n’a pas donné de changements significatifs ni dans le cas des acouphènes, ni dans celui de la surdité. (QUIAN et al.). Même constat dans l’étude en double aveugle réalisée par HANSEN et al. portant sur 17 patients. MARKS et al. a pourtant bien relevé 35% de cas décrivant une amélioration de leur acouphène. Cependant, son étude a été fortement critiquée par le corps scientifique du fait de son caractère très subjectif et ne demeure pas à ce jour une référence.

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Abraham Shulman, MD

 

Elle n’est pas une stimulothérapie, c’est un modèle neurophysiologique de l’homme. Elle peut être considérée comme une médecine « parallèle » car sa vision de l’individu et de ses maladies est radicalement différente de la médecine classique.

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Points et méridiens en acupuncture autour de l’oreille

samedi, 26 septembre 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants ExtraCochléaires (2ème partie)

 

HAZELL et al., en 1993, utilisent une stimulation de courant alternatif sinusoïdal basse fréquence chez deux cas d’implants cochléaires qui nécessitaient une stimulation chronique car ils étaient réceptifs à la suppression de l’acouphène par stimulation de la fenêtre ronde. Ils ont ainsi reçu un implant extracochléaire. L’efficacité des basses fréquences a été démontrée par des résultats encourageants.

Le but de cette implantation est donc de fournir une stimulation au moment où la personne le souhaite, par exemple au moment de dormir. Cependant, MATSUSHIMA, en 1996, a rapporté un cas où le patient était devenu tellement dépendant de son implant qu’il développa des problèmes cutanés et détériora son appareil.

En ce qui concerne les différents sites de stimulation extracochléaire (transcutanée, conduit auditif externe, tympan, promontoire, fenêtre ronde) deux hypothèses en ce qui concerne les mécanismes ont été fournies :

 

  • Première hypothèse

Bien que les réponses neurales à une stimulation électrique résultent probablement d’un mécanisme contournant les cellules ciliées, une interférence de la stimulation électrique avec les potentiels biologiques présynaptiques ne doit pas être exclue dans la réalisation du traitement. Cet effet présynaptique pourrait être spécialement impliqué avec un courant continu capable de modifier le potentiel continu produit dans la cochlée, par exemple, le potentiel endolymphatique (MOXON, 1971 ; ABBAS, 1993).

 

  • Deuxième hypothèse

L’autre mécanisme à travers lequel la stimulation électrique est présumée modifier l’acouphène est la stimulation directe des fibres du nerf auditif, résultant soit dans la suppression de la source périphérique de l’acouphène, soit dans le changement du taux de décharge spontané des potentiels d’action et ainsi agirait comme un effet de masque.

 

Remarque : dans l’utilisation du courant alternatif, on peut penser que la contribution postsynaptique pourrait être prédominante.

 

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mardi, 04 août 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Extra-cochléaire Transcutanée (suite)

 

  • Le THERABAND/AUDIMAX® de SHULMANN (1985) est un outil portable fournissant un courant alternatif de bas niveau dans les deux mastoïdes, en continu. Il utilise un balayage fréquentiel de 200 à 20 000 Hz. Utilisé au début une heure par jour, son utilisation passe rapidement à cinq heures par jour. Il observe une diminution des acouphènes dans 54 % des cas mais une augmentation dans 5 % des cas. Cependant, les études lui faisant suite ont largement revu à la baisse ces résultats.

 

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Le THERABAND/AUDIMAX TINNITUS SUPPRESSOR

1 : Batterie

2 : Serre tête

3 : Electrode

  • ENGELBERG et BAUER (1985) ont testé 13 localisations sur le pavillon, sélectionnées pour leur conductibilité. Dans tous les cas, les opérateurs ont diminué l’intensité ainsi que la fréquence de stimulation.
  • VERNON et FENWICK (1985) ont quand à eux utilisé une variété de formes de signaux et ont stimulé sur le front ainsi que derrière l’oreille. Dans 40% des cas testés, ils ont relevé une baisse de l’acouphène ainsi qu’un bénéfice dans 22% des cas.

Ainsi l’efficacité de la stimulation électrique transcutanée reste incertaine et peu claire. Il est difficile même avec des études contrôlées et sérieuses d’éliminer l’effet placebo. En outre, le mécanisme de l’action du courant est elle aussi incertaine. Pour plusieurs chercheurs, elle résulterait de l’excitation du nerf auditif.

jeudi, 11 juin 2009

Traitements Acouphènes - Médicaments - Action sur les Voies et Centres Auditifs - Les Anti-Convulsivants

 

Afin d'agir sur les voies et centres auditifs nous pouvons par exemple utliser des anti-convulsivants réduisant l’excitabilité neuronale ou des inhibiteurs de la Gabatransaminase.

  1. Les anti-convulsivants
  • La CARBAMAZEPINE : destinée aux patients souffrant d’un acouphène sévère et invalidant, non masquable ou dont le masquage est mal toléré. Son action sur l’acouphène pourrait dépendre de la diminution de l’anxiété qu’elle entraîne (action indirecte).
  • La LIDOCAÏNE
  • La TOCAÏNIDE
  • Le VALOPORATE DE SODIUM (bloqueur de canaux Chlore)

2. Les inhibiteurs de la Gabatransaminase (Cités au point 3.2.2)

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En haut: Molécule de Carbamazépine

En bas: Exemple de comprimés de Carbamazépine

jeudi, 19 février 2009

Traitements Acouphènes- Médicaments - Action sur la Celulle Cilliée - Les Drogues Ototoxiques

Les drogues ototoxiques

Leur usage doit bien sûre être entouré de prudence.

  • L’ASPIRINE : son utilisation repose sur l’hypothèse que certains acouphènes sont liés aux OtoEmissions Acoustiques Spontanées (OEAS) (McFADDEN, PLATTSMIER et PENNER). On a en effet remarqué que l’aspirine abolissait la présence d’OEAS mais aussi d’un acouphène chez une patiente (PENNER).
  • La STREPTOMICINE : utilisée dans le cas de la maladie de MENIERE, GRAHAM a observé une amélioration de l’acouphène sans perte audiométrique.
  • Le FUROSEMIDE : il a pour but de réduire le potentiel endo-cochléaire (GUTH, JAYRAJAN, 1992).

Remarque : L’utilisation de drogues ototoxiques suppose que leur action n’atteigne pas des zones cochléaires.

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1ère Photo: Molécule de Furosémide

2ème Photo: Laborantine réalisant un test de pureté sur la Stréptomicyne destinée à combattre de la tuberculose

mardi, 10 février 2009

Vidéo Témoignages Acouphènes aux US

Ci-dessous une vidéo de témoignages sur l'intérêt de protéger ses oreilles face aux bruits intenses.

lundi, 09 février 2009

Traitements Acouphènes - Médicaments - Environnement Cellulaire - Vaso-Dilatateurs

2. Les Vaso-Dilatateurs

A travers ces médicaments, on cherche à lutter contre les spasmes artériels. Nous allons trouver parmi ces drogues :

  • LEGB 761
  • La DIHYDROERGOTAMINE
  • L’OXYGENATION HYPERBARE aura les mêmes effets.

Seront aussi proposés les :

  • Les ANTI-HISTAMINIQUES
  • La PAPAVERINE
  • Le DIPIRIDAMOLE
  • L’ACIDE NICOTINIQUE
  • Le DIOXYDE DE CARBONE
  • La NIMODIPINE (inhibant la sérotonine et les prostaglandines, substances vaso-actives).
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Imagerie médicale illustrant l'action d'un vasodilatateur chez un rat "normal" et un rat "hypertendu"

lundi, 02 février 2009

Traitements Acouphènes - Médicaments - Environnements Cellulaire - Les Anti-Ischémiques

1. Les Anti-Ischémiques

  • L’extrait de GINGKO BILOBA (EGB 761) (Tanakan®)
  • La TRIMATAZIDINE

Ils ont un effet anti-ischémique cellulaire. C'est à dire qu’ils participent à la prévention d’une altération des structures membranaires en favorisant l’irrigation sanguine cellulaire. Cette prévention passe par le maintient de l’homéostasie intra-cellulaireen situation d’acidose.

Les anti-ischémiques vont être recommandés chez les patients souffrant d’un acouphène d’origine ischémique.        

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Le ginkgo biloba: l'"arbe de la jeunesse" 
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Boîte de comprimés de la firme Tanakan

vendredi, 23 janvier 2009

Les Traitements des Acouphènes - Introduction

Tout comme les pathologies associées aux acouphènes, il existe beaucoup de traitements qui ont été proposés. Cependant, nous ne pouvons pas dire qu’il y ait un remède miracle. Nous ne pouvons pas dire non plus qu’un traitement soit meilleur qu’un autre. En effet, certaines personnes vont trouver d’énormes satisfactions par l’acupuncture alors que pour d’autres, elle n’apportera aucun changement. L’existence de chaque traitement doit être connue par les différents thérapeutes afin d’en informer le patient. Je dresse ci-après un inventaire des traitements les plus connus à l’heure actuelle.

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Peinture de Pasteur et sa femme

lundi, 19 janvier 2009

Les Acouphènes Subjectifs - Pathologies Associées - Conclusion

Conclusion du chapitre sur les pathologies associées

Nous avons pu voir dans ce chapitre que les pathologies associant les acouphènes sont très nombreuses. La discussion n’est pas close, surtout en ce qui concerne les pathologies au niveau général. Nous voyons que l’acouphène apparaît bien comme un symptôme. Il faut maintenant, après avoir fait ce rappel, nous concentrer, non plus sur l’acouphène symptôme, mais sur l’acouphène maladie dont nous ne connaissons pas encore les causes ni même les mécanismes.

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Les pathologies en ORL

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