mercredi, 19 mai 2010

Traitements Acouphènes - La Mésothérapie et la Mésopuncture

Leur champ d’application est très vaste. Elle s’adresse à tous les disfonctionnements. Pour l’acouphène, le mésopuncteur interviendra sur deux méridiens (gros intestin, celui de l’énergie, et cœur, celui des troubles cardiaques et des perturbations de l’humeur). Ces thérapies sont basées sur l’injection intra-dermique sur le pourtour de l’oreille de xylocaïne ou de procaïne associées à des vasodilatateurs. Les résultats sont très modérés (10 à 15% d’effets positifs).

Vidéo sur la Mésothérapie

site de la Société Française de Mésothérapie

vendredi, 14 mai 2010

Traitements Acouphènes - La Régénération des Cellules Ciliées

Grâce à l’acide rétinoïque, un dérivé de la vitamine C, il serait possible de régénérer les cellules ciliées.

Cette découverte serait bénéfique chez les patients acouphéniques mais pour VERNON, « rien n’atteste leur bon fonctionnement, et nous ne pouvons pas affirmer que la connexion nerveuse se fera sur ces cellules ».

 

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Photo de Cellules Ciliées

mercredi, 14 avril 2010

Traitements Acouphènes - L'Ostéopathie

L’ostéopathe s’occupe du corps dans son ensemble et de l’harmonie dans laquelle s’assemblent ses structures (ossature, muscles la soutenant et organes s’y logeant). Les ostéopathes se basent sur trois grands principes de la profession :

 

1. La structure gouverne la fonction.

 

2. L’unité dynamique du corps humain (c'est à dire que le corps se souvient de tout grâce aux ligaments et membranes de notre squelette).

 

3. L’ostéopathe travaille avec les grandes force d’auto-guérison de l’organisme.

 

Il existe trois types d’ostéopathies : la structurelle, s’occupant des lésions osseuses, musculaires et articulaires, la viscérale, restaurant des fonctions organiques et la crânienne visant la structure osseuse de la tête (consacrée par SUTHERLAND). L’ostéopathe va trouver sa place dans le traitement des acouphènes lorsque par exemple, l’irrigation de l’oreille interne est entravée par la compression de l’artère vertébrale due à la première vertèbre cervicale.

 

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jeudi, 04 mars 2010

Traitements Acouphènes - La Sophrologie (2ème partie)

  • La méthode de SCHULTZ

 

Appelée aussi Training Autogène ou auto-décontraction concentrative par l’auteur. Cette méthode est basée sur la découverte que certaines personnes pouvaient entrer en hypnose volontairement. Ainsi, on cherche à obtenir le niveau sophroliminal, frontière entre la relaxation et l’hypnose.

 

  • La méthode de JACOBSON

 

Cette méthode est fondée sur le fait que l’émotion engendre une tension musculaire entraînant elle même des troubles psychosomatiques chez des patients sensibles (ici acouphéniques). En relâchant les tensions émotionnelles, le patient aura un meilleur contrôle de lui même.

 

  • La méthode de VITOZ

 

Elle repose sur le contrôle cérébral et est fondée sur l’acceptation de soi même.



Séance de Sophrologie guidée

dimanche, 14 février 2010

Traitements Acouphènes - La Sophrologie (1ère partie)

« C’est l’étude de tous les changements d’état de conscience de l’homme, obtenus par des moyens psychologiques, physiques ou chimiques ainsi que l’étude de leur possibilités d’application en thérapeutique médicale. » (CAYCEDO)

On se base ici sur l’électroencéphalographie et plus particulièrement au niveau « sophroliminal » obtenu par la méthode de d’auto-hypnose de SCHULTZ et correspondant aux ondes alpha du tracé de l’EEG. On évite ainsi les drogues psychiques (violences…) et chimiques (caféine, tabac…). L’entraînement sophrologique se déroule classiquement en 3 phases :

 

1. L’entraînement individuel (visée thérapeutique)

2. L’entraînement de groupe (visée thérapeutique ou préventive)

3. L’entraînement collectif (visée prophylactique)


La sophrologie est donc basée sur la relaxation afin de permettre le repos du soma (corps) et du psyché (esprit). Voyons dès lors les différents types de relaxation pouvant être utilisées.

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Reportage sur la pratique de la Sophrologie

jeudi, 04 février 2010

Traitements Acouphènes - La Naturothérapie (2ème partie)

L’amélioration de l’alimentation

Les boissons

  • Jus de fruits non traités
  • Vin biologique
  • Eau bouillie
  • Tisane de verveine

Le cru ou le cuit

  • Cuire les légumes à la vapeur
  • Commencer les repas avec un aliment cru

Le pain

  • Honnir le blanc
  • Préférer le pain aux céréales complètes
  • Donner au pain une deuxième cuisson

Le sucre

  • Le miel
  • Le sucre doux

Les vitamines

  • La vitamine A pour les acouphènes liés à une déficience vitaminique A.
  • Les vitamines B pour les acouphènes liés à l’hypoglycémie car ces dernières jouent un rôle dans le métabolisme du glucose.
  • La vitamine B3 va améliorer la vasodilatation périphérique. On a surtout remarqué son action bénéfique dans les acouphènes liés à la maladie Ménière.
  • La vitamine B1 (levure, germe de blé, riz…) va quant à elle améliorer la conduction nerveuse.
  • Citons aussi la vitamine B15 (acide pangamique) anti-fatigante
  • La vitamine C, carburant du métabolisme cellulaire.

A cela, il faut ajouter :

  • Les céréales
  • Les farines complètes
  • Les huiles
  • Le lait
  • Le fromage
  • Les oligo-éléments
  • Les sels minéraux
  • L’argile et le chou
  • Les plantes
  • Les fruits
  • Les légumes
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vendredi, 08 janvier 2010

Traitements Acouphènes - La Naturothérapie (1ère partie)

Les hygiénistes, naturothérapeutes, ainsi que les nutrithérapeutes, travaillent à améliorer la qualité de vie des patients afin de diminuer la perception de leurs acouphènes. Cette amélioration passe par :

L’aménagement du mode vie

  • L’air

Améliorer la concentration d’oxygène dans le sang en s’aérant par des activités au grand air ainsi qu’en pratiquant du sport mais aussi en augmentant la qualité de l’air que nous respirons par l’aération de la maison et des locaux de travail et en diffusant des huiles essentielles (lavandin, orange zeste).

  • La lumière

La présence du soleil est très importante car elle engendre la sécrétion de la sérotonine par l’épiphyse, nous évitant ainsi la neurasthénie.

  • Le bruit

Il faut éviter les sources de bruit trop important.

  • Le sommeil

Le manque de sommeil intervient dans la pérennité de l’acouphène. Le surmenage, le stress et la fatigue aussi.

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La Naturothérapie vise l'équilibre chez l'être humain

dimanche, 27 décembre 2009

Traitements Acouphènes - L'Homéopathie (2ème partie)

5CH

3 gr à sucer 1 à 10 fois/jour selon les cas

Les signes sont physiques et peu nombreux

9CH

3 gr 1 à 3 fois/jour

Les signes physiques sont plus spécifiques et plus nombreux

15CH

10 gr 1 fois/jour ou 1 fois/semaine

Signes de tempérament, de comportement, très spécifiques.Les signes nerveux dominent

30CH

1 dose 1 fois/jour ou 1 fois/mois ou 1 fois   seulement

Les signes psychiques dominent. Le comportement est typique

Relation CH - Dose et Symptomatologie: la démarche homéopathique

En ce qui concerne le traitement des acouphènes, citons les substances revenant le plus souvent et dont la prescription dépend de la description de son acouphène faite par le patient (sensation de « as if »): China, Graphites, Manganum, Sulfure, Belladonna, NatrumMur


Vidéo sur le principe de l'Homéopathie

vendredi, 11 décembre 2009

Traitements Acouphènes - L'Homéopathie (1ère partie)

 

C’est Samuel HAHNEMANN qui en 1824 posa les fondements de l’homéopathie (Organon de l’art de guérir, 1824, Dresde, Allemagne).

Il fait la différence entre l’allopathie (« méthode qui emploie des médicaments produisant des effets spécifiques opposés aux symptômes de la maladie »), et l’homéopathie (« méthode qui sert de remèdes excitant des effets spécifiques semblables à ceux de la maladie en question »).

 

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Il avait remarqué que « toute substance qui administrée à dose normale sur un sujet sain, produit certains effets, et peut, si elle est administrée à dose moindre (infinitésimales) sur un sujet présentant les mêmes signes, guérir ces mêmes effets. »

Chaque substance porte un nom écrit en latin (nomenclature internationale) et est suivie d’un numéro (5, 7, 9, 15, 30 pour les plus courantes) et de deux lettres CH, Centésimales HAHNEMANN. Il s’agit de la hauteur de la dilution.

 

Exemple : 5 CH = Une goutte de la substance a été mise dans un litre d’eau et agitée d’une manière très précise. Puis une goutte de ce mélange a ensuite été mise à son tour dans un litre d’eau puis mélangée à nouveau… ainsi de suite pendant 5 fois, 9 fois  pour le 9 CH.

lundi, 30 novembre 2009

Traitements Acouphènes - L'Acupuncture

Son action sur les acouphènes est basée sur la relation théorique entre l’acouphène et la douleur. Les résultats sont pour l’instant considérés comme non concluants (SHULMAM A.). L’évaluation des résultats positifs rapporte moins de 5% des sujets traités (MANN). Une étude a été réalisée sur une période de 20 ans et sur 1001 patients en Chine. L’acupuncture n’a pas donné de changements significatifs ni dans le cas des acouphènes, ni dans celui de la surdité. (QUIAN et al.). Même constat dans l’étude en double aveugle réalisée par HANSEN et al. portant sur 17 patients. MARKS et al. a pourtant bien relevé 35% de cas décrivant une amélioration de leur acouphène. Cependant, son étude a été fortement critiquée par le corps scientifique du fait de son caractère très subjectif et ne demeure pas à ce jour une référence.

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Abraham Shulman, MD

 

Elle n’est pas une stimulothérapie, c’est un modèle neurophysiologique de l’homme. Elle peut être considérée comme une médecine « parallèle » car sa vision de l’individu et de ses maladies est radicalement différente de la médecine classique.

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Points et méridiens en acupuncture autour de l’oreille

lundi, 23 novembre 2009

Traitements Acouphènes - Le Biofeedback (2ème partie)

Les trois électrodes de surface placées sur le front enregistrent les activités des muscles frontaux. Le sujet est confortablement installé dans un fauteuil dans une chambre insonore. Les signaux du feedback sont acoustiques et lumineux.

KITAJIMA et al. A travers leur étude sur l’efficacité du traitement ont relevé que dans 39% des cas il y avait une diminution de l’intensité de l’acouphène, qu’il apparaissait moins gênant dans 65% des cas et n’interférait plus dans la vie dans 50% des cas.

GROSSAN a noté une influence significative du biofeedback sur l’acouphène.

HOUSE et col. parlent aussi d’un meilleur contrôle de l’acouphène par le patient lui même. Ils ajoutent néanmoins que le traitement doit être suivi en parallèle par un « counselling » psychologique. Un autre intérêt du biofeedback serait la diminution de la médication.

HALLAM et JAKES rapportent, à travers une étude sur 24 sujets, un bénéfice significatif. Ce bénéfice serait dû à la combinaison du biofeedback et des techniques de thérapie cognitives.

BORTON et CLARK remarquent quant à eux, que les niveaux de l’EMG ne sont pas systématiquement relatifs à la gêne et à l’intensité de l’acouphène ressentis par le patient.

Pour WILSON et al., la relaxation et le biofeedback seraient les techniques les plus appropriées au traitement des acouphènes subjectifs.

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Biofeedback: Les électrodes de surface sont ici placées sur le front

lundi, 16 novembre 2009

3ème conférence de la TRI

3ème conférence de la fondation Tinnitus Research Initiative (TRI) – Stresa (Italie) – 24-26 Juin 2009

 

La 3ème conférence du TRI se tenait en Europe, en Italie et regroupait 300 spécialistes du monde entier et travaillant dans la sphère des acouphènes. De nombreuses conférences et ateliers ont été tenus et le contenu est d’une richesse inégalée. En voici en substance quelques réflexions.

 

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Participants de la 3ème conférence de la TRI en Italie

 

Introduction

« Si le XXème siècle fut le siècle du découpage en catégories et systèmes définis, le XXIème siècle pourrait devenir celui de l’homme qui retrouve l’intégrité de son identité corporelle. Et en cela l’acouphène représente un intérêt scientifique et des centaines d’études sont actuellement en cours dans tous les pays » Aage Møller, Dallas University Research Center Director.

 

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Les 20 ans de la TRT, décrite par le Professeur Pawel Jastreboff

Le professeur a été chaudement accueilli lors de son intervention. La TRT (Tinnitus Retraining Therapy) a atteint le bel âge de 20 ans, mais elle n’a pas fini sa croissance. Les nombreuses études menées dans le monde entier continuent de confirmer la validité de sa méthode tout en l’associant dans certains cas à de nouvelles recherches. Le professeur Jastreboff rappelle qu’il existe différentes approches thérapeutiques mais i est plutôt perplexe sur la validité de certains régimes alimentaires qui selon lui « risquent d’aggraver la situation ». Le système auditif joue un rôle secondaire dans les acouphènes et il faut « aller au delà, vers le système limbique et le système nerveux autonome, et travailler aussi sur les connexions inconscientes ». La TRT, en se basant sur le « counselling » et la thérapie sonore, « déplace les effets de l’acouphène » et vingt ans de données scientifiques montent une nette amélioration des patients traités.

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L’acouphène, le symptôme, et le pharmacien

« L’acouphènes se révèle être beaucoup plus qu’une altération du système auditif ». Berthold Langguth, Neuropsychiatre et Professeur à l’université de Regensburg, Allemagne.

 

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« Le fait que l’acouphène soit un symptôme a un effet dévastateur sur le choix pharmacologique » Paolo Enrico, Neuropharmacologue à l’Université de Sassari. Paolo Enrico, en tant que chercheur étudie les effets des médicaments sur la sphère neurologique et ne craint pas d’affirmer que « l’acouphène se situe au delà de la pharmacologie traditionnelle », parce qu’il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie, « Il n’existe pas pour le moment de thérapies basées sur des étiologies valides. Les médicaments ne sont donc pas la principale option thérapeutique en ce qui concerne l’acouphène subjectif ». Et de citer Voltaire : « L’Art de la médecine consiste à distraire le patient pendant que la Nature le guérit ». En rappelant que la pharmacie peut aider le patient sur du court et moyen termes dans certaines approches cognitivo-comportementales « au contraire un traitement pharmacologique prolongé peut devenir dangereux. De plus certains médicaments présentent des risques d’abus ». Et quand il pose la question à l’auditoire composé de spécialistes internationaux : Quelles interventions pourraient permettre de développer de meilleurs protocoles thérapeutiques ?, 70% des participants ont répondu : « Améliorer la connaissance de la physiopathologie de l’acouphène » (c’est à dire, le développement de l’acouphènes da sn le corps et dans la tête). Personne n’a indiqué : « Trouver de nouveaux médicaments » !

 

Quant à Manuela Mazzoli, ORL, d’ajouter : « Les causes de l’acouphènes sont nombreuses et variées et ne sont forcément liés à des problèmes auditifs ». Parce que « la combinaison de certains médicaments peut provoquer des hallucinations auditives », elle conseille à tous les médecins de s’informer sérieusement sur les médicaments à risque d’acouphène en consultant le site www.T-gone.com.

 

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Manuela Mazzoli

 

En conclusion, les chercheurs de toutes disciplines confondues sont d’accord aujourd’hui pour souligner la complexité liée à ‘origine de l’acouphène et ne se focalisent guère sur l’origine auditive. On remarquera également que la pharmacologie n’est pas considérée comme une solution à long terme et les pistes d’amélioration ne sont pas celles des médicaments.

 

samedi, 14 novembre 2009

Traitements Acouphènes - Le Biofeedback (1ère partie)

 

Dans la philosophie du biofeedback, le stress est lié à l’acouphène. Une fois que le patient s’aperçoit de son acouphène, la gêne et les interférences qu’il engendre sur la vie créent à leur tour du stress. Et le stress à son tour renforce l’attention du patient sur son acouphène. Ainsi, pour contrôler son acouphène, il faut d’abord passer par un contrôle de son stress. Cette technique ne s’occupe guère de l’étiologie de l’acouphène. Elle se base en fait sur l’effet de miroir reflétant l’image de son intérieur. Le biofeedback va permettre de modifier cette image de soi. On utilise ici des appareils de mesure précis et des techniques d’autorégulation cliniquement éprouvées. Le biofeedback (ou rétroaction biologique) va renvoyer notre niveau de détente ou de tension que l’on va pouvoir modifier, améliorer par notre concentration, respiration et nos contractions musculaires. Cette thérapie s’insère dans les troubles psychologiques liés au stress, à l’anxiété, aux phobies…ainsi que des troubles comme les douleurs musculaires, bégaiements, tics, asthme… sans composante psychosomatique.

 

On utilise donc les contractions musculaires, la respiration etc., afin de relâcher le niveau d’anxiété à l’aide d’appareils de mesure électronique afin de mesurer le niveau d’anxiété et des méthodes de relaxation enregistrés sur cassettes. Le patient constate ainsi lui même les états de détente qu’il a ressentie.

 

L’électromyographe va mesurer avec précision la tension musculaire présente à certains endroits et l’indiquer par un signal sonore. Les autres appareils pouvant être utilisés sont un moniteur de pulsations ou un appareil de rétroaction thermique fournissant au patient une lecture précise de sa température cutanée.

 

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L’EMG Biofeedback Trainer qui utilise un signal électromyographique afin de guider le patient vers la relaxation.

dimanche, 11 octobre 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants Intra-Cochléaires (multicanaux)

 

 

2. L’implant cochléaire multi-canaux


TYLER et KELSAY en 1990 relèvent 45% des patients rapportant un acouphène partiellement éliminé, 36 complètement éliminé, 17% sans effet et dans 2% des cas, l’acouphène s’est empiré. Cependant, dans les cas où l’implantation n’a pas fourni de bons résultats en ce qui concerne la reconnaissance du langage, on remarque qu’il en va de même pour l’amélioration de l’acouphène. Un autre questionnaire administré avant et après l’opération indique que dans 54% l’intensité de l’acouphène a diminué, dans 43% des cas, elle reste inchangée et augmente chez 3% des sujets. La gêne liée à l’acouphène a diminué dans 43% des cas, reste inchangée pour 50% des sujets et augmente dans 7% des cas.

ITO et SAKAKIHARA expliquent que le mécanisme serait lié à celui expliqué par VERNON en 1977. La réduction de l’acouphène serait liée au phénomène de masking d’un son externe venant faire vibrer la membrane basilaire supprimant dès lors l’activité anormale des cellules ciliées. Cette hypothèse se base sur une autre hypothèse qui est celle de la génération de l’acouphène au niveau des cellules ciliées. De plus, chez ces patients une partie de leur cochlée est détruite et la membrane basilaire ne rentre pratiquement plus en vibration, de même que pour les cellules ciliées.

Une autre explication est basée sur la modification des activités du nerf cochléaire engendrée par les électrodes implantées. Enfin, on peut aussi penser que l’implant stimule le système efférent par les noyaux cochléaires et olivaires supérieurs. Le système efférent inhibant par la suite les cellules ciliées.

La stimulation chronique du système auditif avec une prothèse implantable chez les patients souffrant d’acouphènes est limitée aux problèmes d’audition. Les premières découvertes sur la suppression des acouphènes par la stimulation électrique apparurent avec la stimulation extracochléaire mais la recherche a récemment été stimulée grâce à l’apparition des implants multi-canaux fournissant d’excellents résultats. Cependant, les mécanismes par lesquels ces effets apparaissent nécessitent encore beaucoup de connaissances et d’investigations.

 

Vidéo sur le fonctionnement d'un implant cochléaire

mercredi, 30 septembre 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants Intra-Cochléaires (monocanaux)

 

L’implant cochléaire a eut un impact important dans la suppression électrique de l’acouphène ces dix dernières années. Plusieurs facteurs ont attiré l’attention sur l’implant cochléaire dans le cadre du traitement des acouphènes. D’abord, une importante proportion des implantés se plaignait avant leur opération d’acouphènes (81% pour TYLER et KELSAY, 1990). Deuxièmement, les bons résultats au niveau de la compréhension encourage à étendre l’implantation dans les surdités sévères ce qui permettrait donc de satisfaire une population plus importante de personnes souffrant d’acouphènes. Enfin, l’acouphène peut être réduit par la diminution du stress engendré par la communication accrue. De plus, l’implant cochléaire fournit un moyen d’étudier plus précisément les paramètres de la stimulation intra cochléaire.

 

1. L’Implant Cochléaire Monocanal

 

La réduction de l’acouphène a d’abord été relevée dans les implants monocanaux (3M/HOUSE®) (HOUSE et BRACKMANN, 1981). Le niveau de l’acouphène peut être mesuré avant et après l’opération : absence dans 27% des cas, 52% affirment qu’il a été réduit et 21% qu’il est demeuré le même. Aucun patient n’a relevé un acouphène plus important.

HAZELL, MEERTON et CONWAY, en 1989, ont testé 6 patients totalement sourds et ayant reçu un implant monocanal. Ils ont relevé une réduction de l’acouphène chez les 6 patients pour une stimulation sinusoïdale de 100 Hz.

 

 

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Schéma d'un Implant Cochléaire disposé depuis l'extérieur de l'oreille jusque l'oreille interne

samedi, 26 septembre 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants ExtraCochléaires (2ème partie)

 

HAZELL et al., en 1993, utilisent une stimulation de courant alternatif sinusoïdal basse fréquence chez deux cas d’implants cochléaires qui nécessitaient une stimulation chronique car ils étaient réceptifs à la suppression de l’acouphène par stimulation de la fenêtre ronde. Ils ont ainsi reçu un implant extracochléaire. L’efficacité des basses fréquences a été démontrée par des résultats encourageants.

Le but de cette implantation est donc de fournir une stimulation au moment où la personne le souhaite, par exemple au moment de dormir. Cependant, MATSUSHIMA, en 1996, a rapporté un cas où le patient était devenu tellement dépendant de son implant qu’il développa des problèmes cutanés et détériora son appareil.

En ce qui concerne les différents sites de stimulation extracochléaire (transcutanée, conduit auditif externe, tympan, promontoire, fenêtre ronde) deux hypothèses en ce qui concerne les mécanismes ont été fournies :

 

  • Première hypothèse

Bien que les réponses neurales à une stimulation électrique résultent probablement d’un mécanisme contournant les cellules ciliées, une interférence de la stimulation électrique avec les potentiels biologiques présynaptiques ne doit pas être exclue dans la réalisation du traitement. Cet effet présynaptique pourrait être spécialement impliqué avec un courant continu capable de modifier le potentiel continu produit dans la cochlée, par exemple, le potentiel endolymphatique (MOXON, 1971 ; ABBAS, 1993).

 

  • Deuxième hypothèse

L’autre mécanisme à travers lequel la stimulation électrique est présumée modifier l’acouphène est la stimulation directe des fibres du nerf auditif, résultant soit dans la suppression de la source périphérique de l’acouphène, soit dans le changement du taux de décharge spontané des potentiels d’action et ainsi agirait comme un effet de masque.

 

Remarque : dans l’utilisation du courant alternatif, on peut penser que la contribution postsynaptique pourrait être prédominante.

 

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mercredi, 23 septembre 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Les Implants ExtraCochléaires

 

 

Les chercheurs ont voulu par les implants extracochléaires fournir aux patients une stimulation chronique afin d’entretenir une inhibition plus ou moins constante car les précédentes observations n’ont jamais montré une suppression totale et constante après arrêt de la stimulation. Tout au plus une inhibition résiduelle de quelques heures, voire dans certains cas de quelques jours.

 

En 1983, FRAYSSE et LAZORTHES utilisent un implant extracochléaire délivrant une stimulation de courant alternatif positif chez 5 patients implantés spécialement dans le cadre d’une suppression de leur acouphène. L’électrode est placée sur la membrane de la fenêtre ronde. Contrairement au groupe de Londres, ces chercheurs ont trouvé qu’une stimulation inférieure à 150 Hz engendrait une gêne liée à la sensation vibrotactile. Ils utilisèrent dès lors des fréquences de stimulation variant de façon continue de 150 Hz à 15000 Hz. Ils ont pu ainsi rapporter une suppression totale de l’acouphène durant la stimulation chez 3 patients (chez deux de ces patients, il a été rapporté une suppression pendant 1 mois et 18 mois). Une réduction de cet acouphène chez un patient et une détérioration chez le dernier patient.

 

En 1984, CAZALS et al., en partant du même système qu’à un niveau de 2V l’acouphène commençait à être réduit, et à partir de 5V la suppression était totale. Cependant, pour des raisons de sécurité, le patient reçoit un courant limité à la sortie à 3V. Après 3 mois, le patient rapporte une utilisation quotidienne pendant plusieurs minutes lui fournissant une amélioration. Suite à une stimulation de 5V, il a été observé des effets déplaisants dans la tête.

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vendredi, 11 septembre 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique Extracochléaire du Promontoire ou de la Fenêtre Ronde (2ème Partie)

 

 

GRAHAM et HAZELL en 1977, utilisaient une électrode trans-tympanique chez des patients cophotiques. Le courant était alternatif et sinusoïdal en stimulant sur le promontoire ou la fenêtre ronde indifféremment. Les observations ont été les suivantes : 15% des sujets ont présenté une inhibition résiduelle avec un courant sinusoïdal de 10 à 30 Hz. 7% des sujets ont montré une amélioration sur une période d’une demi-heure après l’interruption du courant. Ceci fut le premier cas d’inhibition résiduelle rapporté.

 

Plus tard, HAZELL et JASTREBOFF en 1993, ont observé que la suppression était améliorée dans les basses fréquences (< 100 Hz) là où les capacités auditives sont les mieux conservées et où le champ dynamique était le mieux conservé. HAZELL remarque que la suppression de l’acouphène n’est jamais atteinte complètement par une stimulation inférieure au seuil auditif. Il explique ainsi la dépendance de la suppression vis à vis de la fréquence de stimulation.

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Pr P. Jastreboff

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Pr J. Hazell

mercredi, 19 août 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique Extracochléaire du Promontoire ou de la Fenêtre Ronde (1ère Partie)

 


Une analyse de ces deux sites a été faite dans beaucoup de travaux. Un premier travail a été effectué à Bordeaux sur 16 sujets par CAZALS et al. en 1978. Le courant continu utilisé ici fut couplé à la sortie du générateur avec une stimulation de polarité positive ou négative. Les résultats de l’étude ont montré une efficacité supérieure du traitement à l’aide de la stimulation positive. La suppression de l’acouphène est en effet apparue chez 6 patients. Cependant, ici, il a aussi été remarqué que l’acouphène réapparaissait automatiquement avec la fin de stimulation. Ainsi ce type de stimulation est efficace mais ne permet pas du tout une inhibition résiduelle. A partir de ces observations, CAZALS émet l’hypothèse que le courant continu de polarité positive serait capable d’inhiber une activité pathologique dans le système auditif. En outre, l’électrode de la fenêtre ronde serait plus efficace que celle du promontoire (ARAN et CAZALS, 1981). Le voltage de la stimulation est compris entre 1 et 5 V, cependant, il faut ajouter que le danger pour la cochlée en utilisant ce courant est élevé et il est donc recommandé d’utiliser cette technique chez des patients cophotiques.

 

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Anatomie de l'oreille moyenne, la fenêtre ronde (rounf window) sera directement stimulé dans ce protocole
le promontoire qui n'est pas indiqué se situe sur la même paroi de la caisse du tympan que la fenêtre ronde
et consitue une saillie due à un des canaux semi circulaires se situant derrière les fenêtres ovale et ronde,
c'est à dire dans l'oreille interne juste de l'autre côté

mercredi, 12 août 2009

Traitements Acouphènes - La Stimulation Electrique - Extra-cochléaire Tympanique


KUK et al. (1989) ont montré que ce type de stimulation était plus efficace car elle permettait une meilleure transmission du stimulus à travers les osselets vers l’oreille interne plutôt qu’avec des électrodes de surface placées sur l’oreille externe ou sur la nuque. Il utilisera donc un courant alternatif (AC) dont la fréquence s’étale de 62 à 8000 Hz de forme sinusoïdale, triangulaire ou carrée. L’efficacité du traitement a été évaluée par des mesures psychophysiques avant, pendant et après le traitement. L’étude a été effectuée sur 10 patients montrant un acouphène non fluctuant et de fréquences basses ou hautes. Chez 5 patients aucun changement n’a été observé. Cependant, chez 5 autres patients, il a pu être observé une diminution de la gêne liée à l’acouphène ainsi qu’une diminution de son intensité.

La stimulation du tympan avec un courant alternatif peut être efficace dans la réduction de l’acouphène. Il empêche les effets néfastes du courant continu sur les tissus. La diminution de l’acouphène peut avoir lieu sans que le stimulus ne soit audible. La période d’inhibition résiduelle peu durer jusqu’à 4 heures après une stimulation de 10 minutes. La stimulation avec un courant alternatif peut apparaître efficace dans la diminution de l’acouphène pour de nombreux degrés de surdité (KUK et al.) et non seulement pour les surdités profondes comme le suggéraient HASTON et al. en 1960 dans le cas du courant continu. Il est cependant préférable d’utiliser cette stimulation chez des patients ayant un acouphène masquable par une stimulation acoustique de bas niveau.

 

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Francis Kuk,
Widex Hearing Aid Co